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Professeur André Charlier 16/5/1932 – 19/1/2020

Julian Donckier Frédéric Houssiau Publié dans la revue de : Avril 2020 Rubrique(s) : In Memoriam

Nous avons appris avec tristesse le décès du Professeur émérite André Charlier.

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Locked-in-syndrome en pédiatrie

Laura Wulleman, Magali De Roy, Sybille Andries, Christine Bonnier, Leslie Danvoye Publié dans la revue de : Avril 2020 Rubrique(s) : Pédiatrie

Le locked-in-syndrome (LIS) est une pathologie neurologique rare, en particulier dans la population pédiatrique, et se définit par cinq critères cliniques: (1) persistance de l’ouverture des yeux et présence de mouvements oculaires verticaux; (2) fonctions corticales supérieures préservées; (3) aphonie ou hypophonie sévère; (4) tétraplégie ou tétraparésie; (5) mode de communication initial consistant en des mouvements oculaires verticaux ou clignements des paupières. Le LIS doit faire partie des diagnostics différentiels d’état végétatif ou de coma supposé. L’étiologie la plus fréquente est l’accident vasculaire cérébral (AVC), avec atteinte du tronc cérébral, secondaire à une thrombose de l’artère vertébro-basilaire. Nous décrivons ici un cas clinique pédiatrique de cette pathologie, représentant à la fois un challenge en termes de diagnostic, mais également en termes de prise en charge.

Dans ce contexte, nous abordons également la mise au point étiologique de l’AVC ischémique pédiatrique, problématique à facteurs de risque multiples, avec une attention particulière en ce qui concerne la vasculopathie post-varicelle et sa prise en charge thérapeutique.

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Piège de la médecine diagnostique : une cause rare d’ulcères des membres inférieurs

Eva Larrañaga, Jean-Baptiste Nicolas, Julian Muguerza Publié dans la revue de : Avril 2020 Rubrique(s) : Médecine Interne Générale

La calciphylaxie, ou artériopathie calcifiante est un syndrome rare et complexe, se manifestant par une micro-angiopathie occlusive dans le tissu adipeux sous-cutané, entraînant des lésions cutanées ischémiques nécrosantes très douloureuses. Le pronostic est mauvais et le taux de mortalité important. Ce syndrome atteint majoritairement des patients souffrant d’insuffisance rénale, mais peut parfois, de manière encore plus exceptionnelle, se développer chez des patients avec une fonction rénale normale. La physiopathologie ne semble pas être liée aux calcifications vasculaires rencontrées fréquemment dans la population générale. Il n’y a pas, à ce jour, de recommandations claires concernant l’attitude thérapeutique, mais des études récentes ont permis d’élucider certains aspects physiopathologiques qui pourraient augurer de thérapies prometteuses. À travers une vignette clinique, nous abordons la difficulté diagnostique d’un tel syndrome, les mécanismes physiopathologiques impliqués et les démarches diagnostiques et thérapeutiques à envisager.

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La maladie systémique à IgG4, une cause rare de pancréatite aigüe sévère

Rhita Bennis, Tatiana Roy, Yves Nang Atto, Michel Ides Colin Publié dans la revue de : Avril 2020 Rubrique(s) : Gastro-entérologie

Les pancréatites auto-immunes (PAI) restent peu connues et font partie du diagnostic différentiel des pancréatites aigues non alcooliques-non biliaires. Les faisceaux d’arguments en faveur du diagnostic de PAI de type 1 sont le profil clinique type (âge masculin, âge entre 50 et 70 ans), l’image radiologique (pancréas en saucisse œdématié), l’élévation des IgG4 sérique au-delà du seuil de 135 mg/dl, les critères histologiques et la corticosensibilité de l’affection. La PAI de type 1 fait partie de la maladie systémique à IgG4, dont les trois atteintes les plus fréquentes sont les adénopathies, les pancréatites et les néphrites tubulo-interstitielles. L’évolution est le plus souvent favorable suite au traitement par corticoïdes. Le suivi est nécessaire au vu du risque de rechute. Le but de cet article, illustré par une vignette clinique, est de mettre en évidence les éléments majeurs orientant vers le diagnostic de la PAI de type 1 et sa prise en charge.

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Troubles génito-sexuels après un accident vasculaire cérébral : état des lieux

Morgane Chalon, Irina Tacu, Agnieszka Gierasimowicz-Fontana, Marie-Dominique Gazagnes, Eric Durand Publié dans la revue de : Avril 2020 Rubrique(s) : Médecine Physique et Réadaptation

La sexualité et l’intimité font partie des multiples facettes essentielles à la qualité de vie des adultes. La dysfonction sexuelle est l’une des complications d’un accident vasculaire cérébral (AVC) la plus sous-estimée et la plus sous-évaluée. Elle est souvent tue par les patients et très peu, voire pas du tout abordée par les professionnels de la santé. La cause de la dysfonction sexuelle après un accident vasculaire cérébral est d’origine multifactorielle, impliquant des facteurs anatomiques, des facteurs physiques, psychologiques et culturels. Le retour à une sexualité fait partie des objectifs de récupération après un AVC. Le diagnostic de la dysfonction sexuelle et son traitement doivent faire partie de la rééducation et la réadaptation après un AVC. Dans cette revue narrative, nous analysons la littérature concernant la sexualité de patients ayant été victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Nous abordons également l’attitude des professionnels de la santé vis-à-vis de la sexualité au sein de cette population. Les articles pertinents ont été identifiés en utilisant la base de données Pubmed avec l’aide des mots clés tels que « stroke », « sexuality », « stroke rehabilitation », « sexuality after stroke », ainsi que leurs combinaisons. Nous présentons ici les résultats de cette recherche bibliographique concernant la sexualité des patients après un AVC, les facteurs de risque influençant la sexualité et les pistes existantes de réadaptation sexuelle disponibles.

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Maladie de Gaucher de type 1: enjeux diagnostiques et thérapeutiques

Déborah Costard, Cédric Hermans Publié dans la revue de : Avril 2020 Rubrique(s) : Maladies rares

La maladie de Gaucher est la conséquence d’un déficit d’un enzyme lysozomal, la glucocérébrosidase, qui entraîne l’accumulation de son substrat, le glucosylcéramide, dans les macrophages. L’atteinte osseuse, une (hépato)splénomégalie, des troubles de diathèse hémorragique, une thrombopénie, une majoration de la ferritine, des anomalies des immunoglobulines (gammapathie monoclonale ou hypergammaglobulinémie) sont autant de signes cliniques ou biologiques qui doivent faire évoquer le diagnostic de maladie de Gaucher. La forme de type 1, la plus fréquente, est responsable d’une atteinte viscérale alors que les formes de type 2 et 3 sont responsables de troubles neurologiques. Le diagnostic, facilité par des algorithmes, repose sur la confirmation d’un déficit enzymatique et la recherche de la mutation causale. Le traitement fait appel à l’administration intraveineuse de l’enzyme déficitaire (imiglucérase, vélaglucérase, taliglucérase) ou au recours à des molécules orales qui inhibent la biosynthèse du glycosylcéramide (miglustat ou eliglustat).

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Un nouveau système de soins s’impose !

Philippe A. Coucke Publié dans la revue de : Avril 2020 Rubrique(s) : Médecine et société

Notre système de soins n’est plus durable, même à court terme. Un nouvel écosystème doit impérativement remplacer l’existant. Les mots clés de ce nouvel écosystème sont : internet des objets, big data, intelligence artificielle, cloud et blockchain. Dans un tel système, le patient devient connecté et génère une énorme quantité de données. Seule l’intelligence artificielle permet d’en extraire l’information utile qui nous servira à affiner le diagnostic et à faire des choix de traitement pertinent et personnalisé.

La démographie nous oblige à connecter les patients et à délocaliser les soins, tant au niveau de la première ligne qu’au niveau des soins spécialisés. La connexion permet un flux de données caractérisé par la vitesse d’acquisition, le volume, la variabilité et il nous incombe d’en assurer la véracité pour ne pas biaiser l’intelligence artificielle. La robotisation s’impose partout, y compris dans le monde des soins. Faisons le pari qu’elle permette un retour vers les vraies valeurs des métiers liés aux soins comme la communication, le travail en équipe et l’empathie.

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Innovations 2019 en urologie

Emilie Delchambre, Marie-Camille Guerin, François Hervé Publié dans la revue de : Février 2020 Rubrique(s) : Urologie

Les symptômes du bas appareil, motif fréquent de consultation Urologie, sont à l’origine d’une altération conséquente de la qualité de vie des patients avec un sentiment de honte menant à l’isolement social, favorisant la dépression. On note aussi un impact sur le sommeil, la productivité, l’activité sexuelle ou encore la santé mentale. Ces symptômes correspondent à un mauvais fonctionnement du bas appareil urinaire (détrusor, le sphincter urinaire) et concernent la phase de remplissage, la phase mictionnelle, ou les deux.

2019 a été marquée par des données scientifiques démontrant l’effet de la toxine botulique au niveau du système nerveux central après son injection dans le détrusor, dans le cadre de la vessie hyperactive. Des nouvelles cibles thérapeutiques ont également été explorées. L’année écoulée a par ailleurs aussi montré l’importance des troubles psycho-comportementaux dans les dysuries non-obstructives et a amélioré les options thérapeutiques disponibles pour nos patients atteints de ce trouble. Enfin, la nycturie s’est vu offrir des recommandations multidisciplinaires de mise au point et prise en charge thérapeutique.

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La pneumologie à l’ère de la médecine 4P

Charles Pilette, Antoine Froidure, Audrey Hanson, Thierry Pieters Publié dans la revue de : Février 2020 Rubrique(s) : Pneumologie

La pneumologie est entrée dans l’ère de la médecine dite « 4P », c’est-à-dire une médecine préventive, personnalisée, prédictive et participative. La lutte contre le tabagisme et l’amélioration de la qualité de l’air sont indispensables à la prévention de la plupart des maladies respiratoires. Le résumé des innovations que nous proposons dans les domaines de l’asthme, du cancer bronchique et des pneumopathies interstitielles illustre les concepts de médecine prédictive et personnalisée. Désormais, les soins tiennent non seulement compte des caractéristiques observables (asthme avec polypose sinusienne, cancer non à petites cellules) mais aussi des mécanismes impliqués dans leur physiopathologie (éosinophiles dans l’asthme, expression de PD1/PD-L1 dans le cancer bronchique), concept qui sous-tend la notion d’endotype. Enfin, on propose au patient le traitement adéquat sur base de biomarqueurs.

Nous bénéficions également des avancées récentes de la génétique : outre la recherche des réarrangements prédictifs de la réponse à certaines chimiothérapies, la découverte des variants génétiques fréquents associés à la fibrose pulmonaire nous permettra de prédire son évolution, voire de prévenir son apparition en favorisant les mesures préventives au sein de groupes à risque. Enfin, l’inclusion des patients dans le processus de soin permet d’optimiser l’adhérence au traitement et le contrôle de la maladie, ainsi que – dans nos Cliniques universitaires – nourrir la recherche pour mieux comprendre et traiter demain.

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Mobilisation pour l’innovation

Cédric Hermans Publié dans la revue de : Février 2020 Rubrique(s) : Editorial

Au titre de rédacteur en Chef, je ne peux que me réjouir et me féliciter de partager avec vous cette 5ème édition de notre revue consacrée aux innovations.

Depuis plusieurs années, en effet, alimenté par le succès des éditions précédentes, le numéro de février du Louvain Médical offre une rétrospective des nouveautés de l’année précédente.

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