Tous les articles

Louvain Médical vous présente un site Internet dont l'aspect pratique, interactif et dynamique s'accorde parfaitement avec la qualité scientifique de ses articles, tant au niveau de ses actualités que de ses articles originaux.

Le point de vue du néphrologue

Jean-François Cambier Publié dans la revue de : Mars 2019 Rubrique(s) : Session de Diabétologie

La néphropathie diabétique est actuellement la première cause d’insuffisance rénale chronique terminale. Sa prévention est donc essentielle et implique une prise en charge pluridisciplinaire du patient diabétique reposant sur un contrôle strict de la glycémie dès le début du diabète, de la tension artérielle, avec une place privilégiée pour les IECA ou les Sartans dont l’effet anti-protéinurique est bien démontré, et des autres facteurs de risque cardio-vasculaire. Par ailleurs, l’insuffisance rénale chronique majore de manière significative le risque cardio-vasculaire des patients diabétiques. Les essais cliniques randomisés récemment effectués et impliquant les nouvelles classes d’agents anti-diabétiques (DPP4-inhibiteurs, agonistes du récepteur au GLP-1, SGLT2-inhibiteurs) ont permis de mettre en évidence une protection cardio-vasculaire de plusieurs de ces molécules (empaglifozine, canaglifozine, dapaglifozine, liraglutide, semaglutide, albiglutide et dulaglutide), avec un effet néphroprotecteur surajouté pour les glifozines, le liraglutide et le semaglutide.

Lire plus

Le point de vue du cardiologue

Christophe Beauloye Publié dans la revue de : Mars 2019 Rubrique(s) : Session de Diabétologie

Le diabète est un facteur de risque cardiovasculaire majeur. Il augmente de manière importante le risque d’événements cardiovasculaires à savoir l’infarctus du myocarde ou l’AVC chez nos patients. De plus, une fois que ces dernières complications surviennent, leur pronostic est plus sombre. Récemment, il a été bien mis en évidence que le diabète est également un facteur de risque important de survenue d’insuffisance cardiaque. Les nouveaux traitements anti-hyperglycémiques du diabète de type 2 et particulièrement les inhibiteurs du co-transporteur sodium-glucose-2 ont permis de réduire les événements cardiovasculaires, que ce soit en prévention primaire ou secondaire. Cette classe pharmacologique protège les patients diabétiques de type II de l’insuffisance cardiaque et diminue leur mortalité. L’impact de ces médications sur la survenue d’infarctus ou de syndrome coronarien aigu est plus marginale.

Lire plus

Le point de vue du diabétologue

Michel P. Hermans Publié dans la revue de : Mars 2019 Rubrique(s) : Session de Diabétologie

Les résultats de 14 essais cliniques prospectifs randomisés destinés à vérifier l’innocuité cardiovasculaire (CV) au niveau des grands vaisseaux de diverses classes d’agents anti-hyperglycémiques du DT2 (DPP4-inhibiteurs, SGLT2-inhibiteurs, et agonistes du récepteur au GLP-1) ont confirmé leur sécurité d’utilisation (ensemble des études), et pour certaines molécules (empagliflozine, canagliflozine, dapagliflozine, liraglutide, semaglutide, albiglutide et dulaglutide) elles ont montré un effet pléiotropique bénéfique sur le critère d’évaluation principal, constitué habituellement d’un composite de décès CV, d’infarctus non-fatal et d’accident cérébrovasculaire non-fatal.

Lire plus

Le pied de Charcot diabétique : regards croisés sur la littérature et sur 5 ans de pratique aux Cliniques universitaires Saint-Luc

Laura Orioli (1), Dan Putineanu (2), Frank Hammer (3), Bruno Vande Berg (3), Dominique Maiter (1), Bernard Vandeleene (1) Publié dans la revue de : Mars 2019 Rubrique(s) : Session de Diabétologie

Le pied de Charcot est une forme rare et particulière de pied diabétique qui constitue un challenge diagnostique et thérapeutique. En 2017, nous avons revu les dossiers des patients avec pied de Charcot hospitalisés dans notre unité du pied diabétique entre 2010 et 2014.

Dans cet article, nous proposons un regard croisé sur nos résultats et sur la littérature afin de délivrer quelques messages-clés pour la pratique quotidienne.

Lire plus

Innovations diagnostiques et thérapeutiques en rhumatologie

Bernard R. Lauwerys Publié dans la revue de : Février 2019 Rubrique(s) : Rhumatologie

Les développements thérapeutiques se multiplient en rhumatologie, en particulier dans le domaine des rhumatismes inflammatoires et systémiques.

Lire plus

La psychiatrie : nouveaux défis

Publié dans la revue de : Février 2019 Rubrique(s) : Psychiatrie

La psychiatrie est une spécialité particulière au sein de la médecine qui intègre les effets de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux qui participent à l’expression des maladies psychiatriques et aux difficultés de santé mentale. Les innovations dans les domaines de la biologie et particulièrement des neurosciences, de la psychologie expérimentale et des sciences sociales sont toutes susceptibles de participer aux progrès de la psychiatrie. La psychiatrie est par ailleurs occupée par la réforme des soins en santé mentale qui va profondément modifier les pratiques dans le sens d’un développement plus grand de la psychiatrie communautaire, d’une meilleure prise en charge des problématiques de santé mentale au niveau de la première ligne de soins, d’une attention particulière aux phénomènes de désocialisation et donc d’une aide à la réinsertion, du développement d’équipes mobiles d’intervention à domicile, d’une intensification des soins dans les services hospitaliers et d’une préoccupation pour le développement de structures d’hébergement de longue durée pour des personnes fragilisées. Le Service de Psychiatrie Adulte des cliniques Saint-Luc est pleinement occupé par cette réforme, mais est également engagée dans le projet de construction d’une structure hospitalière sur le site de Woluwé en collaboration avec l’Hôpital Sanatia, tout en évitant de désinvestir sa place au sein des cliniques universitaires où il continue à développer des initiatives de soins, en collaboration étroite avec les collègues somaticiens. Finalement, il est important que ces mutations ne se passent pas au prix d’un oubli des racines anthropologiques qui constituent une des forces indéniable de la psychiatrie.

Lire plus

Mucoviscidose : le tournant des modulateurs

Olivier Lebecque (1), Teresinha Leal (2), Patrick Lebecque (3) Publié dans la revue de : Février 2019 Rubrique(s) : Pneumologie

La voie la plus avancée vers un traitement plus fondamental de la mucoviscidose est celle des modulateurs. En fonction du type de mutations de chaque patient, ils visent à remédier en partie au défaut de synthèse et/ou de fonction de la protéine CFTR. L’arrivée de correcteurs de deuxième génération marque un tournant. Des études de phase II de trithérapies les intégrant révèlent des bénéfices très spectaculaires en termes de fonction respiratoire. Ces bénéfices rejailliront sur la qualité de vie et le pronostic. Dans moins de cinq ans, la grande majorité des patients belges devraient pouvoir en bénéficier.

Lire plus

Amélioration du pronostic des patients grâce à l’utilisation de thérapeutiques innovantes dans des stades plus précoces

Jean-Francois Baurain, Jean-Pascal Machiels, François Duhoux Publié dans la revue de : Février 2019 Rubrique(s) : Oncologie

Il n’y a pas eu de révolution en 2018 en oncologie. Par contre, nous avons la confirmation de l’importance de la place de l’immunothérapie dans le traitement des patients atteints de certains cancers. Les anticorps anti-PD1 deviennent un standard dans le traitement du cancer tête et cou, du rein, du poumon, de la vessie, des mélanomes et des carcinomes spinocellulaires cutanés. Les données plus matures de survie avec les anticorps anti-PD1 nous font espérer que nous pourrions guérir certains patients métastatiques. Parmi les thérapies ciblées, les inhibiteurs PARP ont la plus grande efficacité en terme d’augmentation de la survie sans progression. Ces inhibiteurs bloquent un des deux mécanismes de réparation de l’ADN, et sont actifs chez toutes les patientes récidivant d’un cancer de l’ovaire ayant répondu à une chimiothérapie à base de sel de platine. Nous assistons aujourd’hui à une nouvelle amélioration du pronostic de vie de nos patients grâce à l’utilisation de ces médications à un stade plus précoce, en prévention de la récidive après une chirurgie réalisée à visée curative chez des patients à haut risque de rechute. Tous ces traitements sont disponibles à l’Institut Roi Albert II ainsi que de nouveaux traitements encore à l’étude qui seront probablement les traitements standard de demain.

Lire plus

Innovations 2018 en Onco-hématologie

Violaine Havelange (1), Xavier Poire (1), Jean-Philippe Defour (2), Stefan N Constantinescu (3), Pascale Saussoy (2), Eric Van Den Neste (1), Sarah Bailly (1) Publié dans la revue de : Février 2019 Rubrique(s) : Onco-Hématologie

L’immunothérapie par CAR-T (cells chimeric antigen receptor T cells), le séquençage de nouvelle génération (NGS pour next-generation sequencing) et le développement de thérapies ciblées constituent autant de domaines thérapeutiques et diagnostiques dominés par d’importants développements en 2018. Plusieurs études ont démontré le bénéfice des CAR-T cells dans les lymphomes B diffus à grandes cellules réfractaires ou en rechute. Le NGS s’impose comme une avancée majeure dans le diagnostic et la prise en charge des patients souffrant de néoplasie myéloïde et comme un outil pronostique important qui supplantera probablement dans le futur beaucoup d’autres facteurs classiques. Finalement, plusieurs thérapies ciblées revues dans cet article devraient révolutionner la prise en charge de la leucémie myéloblastique aigüe.

Lire plus

Innovations 2018 en Néphrologie

Eric Goffin (1), Arnaud Devresse (1), Jean-François Baurain (2), Isabelle Tromme (3), Michel Mourad (4), Nada Kanaan (1) Publié dans la revue de : Février 2019 Rubrique(s) : Néphrologie

Cet article fait le point à propos d’innovations en transplantation rénale, en particulier les carcinomes cutanés et l’incompatibilité ABO. Les patients greffés rénaux sont à risque de développer des carcinomes basocellulaires et/ou spinocellulaires en raison de l’immunodépression induite par le traitement anti-rejet. Une approche multidisciplinaire de ces lésions s’avère bénéfique et nécessaire pour optimiser la prise en charge thérapeutique et améliorer le pronostic. La transplantation rénale ABO incompatible par rein de donneur vivant a été introduite en 1982 et reprise avec succès dans notre institution depuis 2018. Elle est possible grâce à une stratégie combinant un protocole de désensibilisation du receveur vis-à-vis de son donneur et un renforcement de l’immunosuppression. La survie des patients et des greffons est équivalente à celle observée en cas de transplantation ABO compatible.

Lire plus

Rechercher sur le site

Inscrivez un mot clef afin de rechercher tous les articles,
rubriques ou auteurs associés :