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L’autosurveillance glycémique par capteurs : quel rapport coût-bénéfices ?

Vanessa Preumont, Stéphanie Rouhard Publié dans la revue de : Mars 2018 Rubrique(s) : Diabétologie

Les systèmes de contrôle de la glycémie FreeStyle Libre® et Guardian Connect® sont disponibles en Belgique pour les patients diabétiques de type 1 et pour les sujets qui n’ont plus de sécrétion insulinique résiduelle. Le FreeStyle Libre® permet de remplacer les autocontrôles glycémiques capillaires recommandés, sans nécessité de réaliser des calibrations. Sa précision est comparable à celle des monitorings glycémiques continus actuellement disponibles. Il peut être utilisé chez les adultes, les enfants et les femmes enceintes. Dans les études randomisées, son utilisation est associée à une réduction des hypoglycémies et, dans les études observationnelles, à une amélioration de l’hémoglobine glyquée. La satisfaction des utilisateurs est grande alors que les effets secondaires sont relativement faibles. Les informations concernant les glycémies peuvent être résumées dans un profil ambulatoire, aidant à adapter les doses d’insuline. Des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer à long terme l’impact de son usage sur l’hémoglobine glyquée et sur la qualité de vie.

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Le diabétique de type 2 maigre et métaboliquement sain : fiction ou réalité ?

Michel P. Hermans Publié dans la revue de : Mars 2018 Rubrique(s) : Diabétologie

Alors que la pandémie actuelle de DT2 est étroitement liée à une augmentation globale de l’obésité, il existe des formes moins courantes caractérisées par une absence d’obésité/surpoids, qui méritent une attention plus spécifique pour l’évaluation du risque cardio-vasculaire et la gestion de l’hyperglycémie. On a beaucoup disserté au sujet d’une sous-variété d’obésité « saine » qui existerait chez une minorité de sujets en surpoids, et vice versa, sur les caractéristiques d’une « obésité métabolique » (MO), une série d’anomalies métaboliques habituellement présentes chez l’obèse qui sont retrouvées chez certains individus de poids normal. Un moyen d’aborder ce paradoxe métabolique est de distinguer les individus en tenant compte à la fois de l’indice de masse corporelle (IMC; poids normal (NW; normal weight) vs surpoids/obésité (O; obese) et du phénotype cardio-métabolique (sain (MH; metabolically healthy) ou malsain, selon la présence de traits liés à l’obésité, tels que la résistance à l’insuline (IR) et le syndrome métabolique [MetS]). Cette approche permet de catégoriser les individus en quatre groupes: (i) poids normal et métaboliquement sain (MHNW); (ii) poids normal mais métaboliquement obèse (MONW); (iii) obésité métaboliquement saine (MHO); et (iv) obésité malsaine (MOO).

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“ L’obèse métaboliquement sain ” : mythe ou réalité ?

Jean-Paul Thissen Publié dans la revue de : Mars 2018 Rubrique(s) : Diabétologie

L'obésité est associée à une réduction de l’espérance de vie, liée en grande partie à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires. Néanmoins, une proportion substantielle de sujets obèses ne présente pas les facteurs de risque cardio-métabolique classiquement associés à l’obésité, d’où le concept d’obèse métaboliquement sain ou « Metabolically Heathy Obese » ou MHO. Le pronostic du sujet MHO reste néanmoins controversé, en partie en raison de l’absence de définition standard et du caractère probablement transitoire de cette condition.

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L'année en lipidologie : de nouvelles perspectives thérapeutiques

Michel Farnier Publié dans la revue de : Mars 2018 Rubrique(s) : Endocrinologie

De nouvelles approches thérapeutiques sont en développement en lipidologie. L'une des classes les plus importantes est celle des inhibiteurs de PCSK9, protéine qui régule l'activité des LDL récepteurs. Les anticorps monoclonaux humains alirocumab et évolocumab diminuent de 50-60 % le taux de LDL-cholestérol et les premiers résultats des essais de prévention cardiovasculaire ont été présentés cette année. Une inhibition de la synthèse de PCSK9 par un ARN interférent, l'inclisiran, est également en développement. Des espoirs proviennent aussi des inhibiteurs de la protéine 3 de type angiopoiétine, anticorps monoclonaux qui diminuent la production des LDL par les lipoprotéines riches en triglycérides. De plus des oligonucléotides antisens de l'apoCIII (volanesorsen) sont très efficaces pour abaisser les triglycérides avec des résultats encourageants dans le cadre des hyperchylomicronémies familiales. Enfin, des antisens de l'apolipoprotéine(a) sont en études cliniques. Parmi les stratégies agissant plus spécifiquement sur les HDL, plusieurs échecs successifs sont intervenus avec des HDL reconstituées, mais il reste encore en développement certains inhibiteurs de la CETP. Par ailleurs, un nouvel activateur PPARα plus sélectif, le pémafibrate, est testé chez le patient diabétique pour agir sur la dyslipidémie athérogène de ces patients et deux essais de prévention cardiovasculaire utilisant des acides gras oméga 3 en association aux statines sont en cours.

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Diagnostic et traitement de l’hypoparathyroïdie

Marie-Christine Vantyghem Publié dans la revue de : Mars 2018 Rubrique(s) : Endocrinologie

La parathormone (PTH), sécrétée par les parathyroïdes, est le principal régulateur de l’homéostasie du calcium. Elle augmente la résorption osseuse et la réabsorption tubulaire rénale du calcium, la 1-alpha hydroxylase, la 1-25 hydroxy-vitamine D et l’absorption intestinale du calcium. Son défaut de sécrétion entraîne une hypoparathyroïdie acquise, parfois transitoire, ou génétiquement déterminée, qui peut apparaître à un âge variable.

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Innovations en néphrologie Que retenir de 2017 ?

Johann Morelle, Nathalie Demoulin, Michel Jadoul, Hubert Piessevaux Publié dans la revue de : Février 2018 Rubrique(s) : Néphrologie

Le traitement des formes sévères (protéinuriques et/ou avec insuffisance rénale) de la néphropathie à IgA, glomérulonéphrite chronique primitive la plus fréquente, a retenu l’attention en 2017. Plusieurs études ont souligné que les risques associés à un traitement immunosuppresseur classique (corticosteroïdes principalement) dépassent largement les bénéfices attendus. Les corticoïdes à libération entérique constituent une autre piste thérapeutique qui fera l’objet d’une étude de phase 3, après des résultats encourageants en phase 2. Notons aussi la publication en 2017 de plusieurs études d’observation (donc sans preuve formelle de la relation de causalité) qui suggèrent que la néphrotoxicité des inhibiteurs de la pompe à protons est plus fréquente qu’on ne le pensait. Nous discutons des implications pour l’utilisation d’une famille médicamenteuse très largement prescrite.

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Hémostase – Thrombose 2017 : une année fertile en nouveautés

Cédric Hermans, Catherine Lambert Publié dans la revue de : Février 2018 Rubrique(s) : Hémostase – Thrombose

L’année 2017 a été particulièrement riche en développements dans le domaine des troubles de la coagulation, qu’ils soient thrombotiques ou hémorragiques. Plusieurs études ont démontré le rôle des anticoagulants oraux directs (AODs) administrés à dose réduite dans la prévention secondaire de la maladie thrombo-embolique veineuse. Ces mêmes AODs pourront probablement se substituer aux héparines de bas poids moléculaire (HBPMs) chez les patients cancéreux avec antécédents thrombo-emboliques veineux. Un antidote spécifique est disponible pour le dabigatran (idarucizumab). Dans l’attente de la validation d’antidotes spécifiques pour les anticoagulants ciblant le facteur Xa, les concentrés du complexe prothrombinique (PCCs) ont démontré leur efficacité, même à dose réduite, chez les patients devant bénéficier d’une réversibilité rapide de leur anticoagulation induite par un agent anti-Xa. Dans le domaine de l’hémophilie, le développement d’un anticorps bispécifique mimant l’action du FVIII (émicizumab) et les premiers succès de la thérapie génique de l’hémophilie A laissent entrevoir une réelle révolution dans la prise en charge de cette maladie rare.

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L’immunothérapie et les thérapies ciblées sont devenues des traitements standard en oncologie !

Jean-François Baurain, François Duhoux, Astrid De Cuyper, Frank Cornélis, Jean-Pascal Machiels, Thierry Pieters Publié dans la revue de : Février 2018 Rubrique(s) : Oncologie

Encore une année qui a enthousiasmé les oncologues par la confirmation de l’activité ou l’avènement de nouvelles thérapeutiques améliorant le pronostic de nos malades. Nous ne pouvons pas tout décrire dans ce numéro, cependant nous avons décidé de faire le point sur certaines avancées. L’immunothérapie par l’administration d’anticorps bloquant l’interaction PD-1/PD-L1 est devenue le standard de soins pour de nombreux patients atteints de cancers métastatique avec pour certains un bénéfice en survie de très longue durée (nous n’osons pas encore parler de guérison). L’administration de ces anticorps est associée à une toxicité bien spécifique. Cette toxicité auto-immune peut être redoutable voire fatale si elle n’est pas reconnue précocement et prise en charge rapidement. Par ailleurs, l’éventail des différentes thérapies ciblées ne cesse de grandir avec l’émergence de nouvelles classes thérapeutiques telles que les inhibiteurs de CDK4/6 et les inhibiteurs de PARP. Notre compréhension des mécanismes de résistance aux thérapies ciblées s’améliore et permet le développement de nouveaux médicaments tels que l’osimertinib permettant de contrecarrer la résistance induite par les inhibiteurs des tyrosines kinases anti-EGFR de première génération dans le cancer du poumon. Nous assistons également à une désescalade de nos traitements de chimiothérapie. Tous ces traitements sont disponibles à l’Institut Roi Albert II ainsi que de nouveaux traitements encore à l’étude qui seront probablement les traitements standard de demain.

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Innovations en Onco-Hématologie : Que retenir de 2017 ?

Marie-Christiane Vekemans, Eric Van Den Neste, Sarah Bailly Publié dans la revue de : Février 2018 Rubrique(s) : Onco-Hématologie

Le paysage de la prise en charge du Myélome Multiple est en constante évolution, avec de plus en plus d’options thérapeutiques disponibles. Les nouvelles les plus excitantes viennent probablement d’une nouvelle classe de thérapies ciblant BCMA (B-cell maturation antigen) par différents mécanismes. Des CAR-T cells et des conjugués « anticorps-médicaments » visant cet antigène se révèlent très prometteurs. L'évaluation de la maladie résiduelle (MRD) et le recours aux techniques cytogénétiques et moléculaires nous aideront sans doute dans le futur à sélectionner les traitements les plus appropriés pour nos patients. La prise en charge du MM en phase précoce risque aussi de modifier de façon drastique l’approche que nous avons de cette maladie à l’heure actuelle. En ce qui concerne la prise en charge de la leucémie lymphoïde chronique, les innovations abordées dans cet article concernent l'évolution des thérapies orales et l'intérêt des nouvelles méthodes de stadification.

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Glioblastome de survie prolongée malgré des facteurs de mauvais pronostique

Emmanuel Costa, Tevi Morel Lawson, Julie Lelotte, Edward Fomekong, Geraldo Vaz, Nicolas Whenham, Laurette Renard, Christian Raftopoulos Publié dans la revue de : Février 2018 Rubrique(s) : Neurochirurgie

Le glioblastome (GBM) est la tumeur primitive la plus agressive du SNC. Nous avons analysé les caractéristiques des patients ayant une survie prolongée (LS). Nous avons revu les dossiers de 127 patients qui ont bénéficié d’une chirurgie pour un GBM entre janvier 2002 et novembre 2011 dans notre centre. Nous avons identifié les patients de LS (>3 ans). Les caractéristiques des patients et de leur tumeur ont été analysées et le diagnostic anatomo-pathologique a été revu par un deuxième anatomo-pathologiste. Sur les 127 patients, 101 (79.6%) ont bénéficié d’une chirurgie d’exérèse. Parmi eux 12 ont survécu plus de 36 mois. Le diagnostic de GBM a été confirmé chez 11 (11%) patients (F/M : 4.5, âge moyen : 50 ans (31-68), Karnofsky préopératoire moyen : 82%). La moyenne de survie de ces onze cas est de 74 mois (36-150). 7 patients (63.6%) ont eu une résection complète, 3 (27.3%) une exérèse quasi complète, 1 (9.1%) a eu une résection partielle. Dix patients (10.9%) présentaient une tumeur avec une méthylation du promoteur du gène de la methyl-guanine methyltransferase. Seulement 2 (18.8%) patients présentaient une mutation IDH1. Sept (63.6%) patients ont bénéficié d’un protocole Stupp complet. Huit de ces patients avaient des mauvais facteurs pronostiques pour une survie prolongée (Age, Score Karnofsky faible, IDH non muté). Il reste donc un espoir de survie prolongée pour chaque patient qui développe un glioblastome.

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