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Médecine interne et maladies infectieuses

COVID-19 : infection par le virus SARS-CoV-2

Le monde est confronté à une grave pandémie nommée COVID-19 due au nouveau virus SARS-CoV-2, qui a commencé en Chine en décembre 2019. Le COVID-19 peut être particulièrement grave et mortel dans certains groupes tels que les personnes âgées ou présentant certaines comorbidités (maladies cardiovasculaires, BPCO, diabète, maladies rénales chroniques et cancer). Chez les sujets symptomatiques, la présentation clinique est légère dans environ 80% des cas, modérée à sévère dans 15% des cas et critique dans 5% des cas. Les symptômes les plus courants du COVID-19 sont la fièvre, la fatigue, les douleurs musculaires, la toux sèche. Certains patients peuvent présenter une congestion nasale, une anosmie, un mal de gorge ou une diarrhée. Les patients atteints d'une maladie grave peuvent développer un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), un choc, des manifestations thrombo-emboliques, une défaillance multiple d'organes et sont à risque de décès. Les patients COVID-19 atteints de SDRA ont un mauvais pronostic avec une mortalité estimée à plus de 10%. La transmission du SARS-CoV-2 se fait principalement par les gouttelettes respiratoires ; l’hygiène des voies aériennes et des mains est donc capitale. Le diagnostic est réalisé par RT-PCR sur frottis naso-pharyngé ou oro-pharyngé et, dans les cas suggestifs, par CT-scanner, grâce à sa sensibilité élevée. Il n’existe pas à l’heure actuelle de traitement spécifique bénéficiant d’une évidence robuste d’efficacité clinique. De nombreuses molécules sont encore en cours d’étude ; le traitement est donc principalement supportif.

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Diabétologie

COVID-19 et diabète

Le diabète est l’une des comorbidités le plus fréquemment rapportées chez les patients atteints de COVID-19. Selon les données actuelles, les patients diabétiques ne semblent pas davantage exposés à l’infection par le SARS-CoV-2 que la population générale. En revanche, le diabète apparait comme un facteur de risque d’évolution vers des formes sévères et critiques de COVID-19. Ces dernières requièrent une admission aux soins intensifs voire le recours à la ventilation mécanique invasive et peuvent mener au décès. Les caractéristiques des patients diabétiques atteints de COVID-19 ainsi que l’impact pronostique du diabète sur l’infection par le SARS-CoV-2 font l’objet d’études dédiées. L’obésité, principal facteur de risque de survenue du diabète de type 2, est également plus fréquente chez les patients atteints de formes critiques requérant un support ventilatoire invasif. D’autre part, le COVID-19 péjore l’équilibre glycémique et favorise la survenue de complications métaboliques telles que l’acidocétose. Au moment de la rédaction de cet article, il n’existe pas de recommandations prônant l’interruption des médications anti-hypertensives qui interagissent avec le système rénine-angiotensine-aldostérone. En raison du risque d’acidose lactique et d’acidocétose, la metformine et les inhibiteurs des SGLT2 seront interrompus dans les formes sévères de COVID-19. Enfin, nous conseillons un dépistage systématique du (pré)diabète chez les patients présentant une infection par le SARS-CoV-2 démontrée.

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Cardiologie

Aspects cardiologiques de l’infection par le COVID-19

Dès le début de la crise du COVID-19, les médecins ont alerté la communauté scientifique sur l’apparition des problèmes respiratoires aigus sévères liés à des atteintes pulmonaires virales. Ces pneumonies entraînent pour la grande majorité des patients la nécessité d’une oxygénothérapie et dans 5 à 10% des cas le recours à une ventilation assistée voire la mise en place d’une ECMO en cas de situation incontrôlée. Les facteurs de mauvais pronostic observés sont principalement l’âge, la présence de comorbidités dont l’HTA, le diabète, ou l’obésité mais aussi les maladies cardio-vasculaires (CV). Les coronavirus sont connus pour attaquer le système CV, et il semble par ailleurs que le virus puisse s’attaquer directement au muscle cardiaque. Des données relayées par les médecins chinois, italiens e.a. démontrent qu’en dehors des poumons, des malades développent des problèmes cardiaques parfois sévères sous forme de myocardite aigue, d’un syndrome coronaire aigu (SCA), ou des arythmies entraînant chez les plus atteints de l’insuffisance cardiaque, un état de choc ou un arrêt cardiaque. Une atteinte cardiaque est donc un facteur qui concourt au mauvais pronostic de l’affection virale et qu’il faut détecter. Les malades qui ont un SCA mais dont le tableau pulmonaire est à l’avant plan risquent de voir leur prise en charge cardiologique dangereusement retardée. À l’inverse, des patients qui se présentent avec un tableau d’apparence purement « cardiologique » risquent de ne pas être adéquatement diagnostiqués comme COVID-19. Enfin, l’attention portée sur le COVID-19 et la peur du patient vis-à-vis de la contagiosité de ce virus risquent de retarder leur venue à l’hôpital. Ces données impactent directement la façon dont les médecins et les hôpitaux doivent penser aux patients cardiaques COVID-19, en particulier dès les premiers signes de la maladie. Il est donc primordial de disposer de recommandations pour la prise en charge de toutes les personnes ayant des problèmes cardiaques préexistants et ceux dont l’atteinte myocardique par le virus est démontrée.

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Méthodes diagnostiques du COVID-19

Méthodes diagnostiques du COVID-19

Poser rapidement le diagnostic de COVID-19 – récemment renommé COVID – avec le plus d’exactitude possible est la pierre angulaire du contrôle de la pandémie. Mais cette évidence partagée par tout un chacun se heurte au caractère véritablement multiforme de l’infection par le SARS-CoV2, appelée COVID-19 : à côté des formes restant totalement asymptomatiques, on observe en effet des formes légères ou pauci-symptomatiques, des formes modérées à sévères, ces dernières nécessitant des soins hospitaliers, et enfin des formes très graves nécessitant une admission en soins intensifs et une ventilation assistée. L’ensemble de ces manifestations de l’infection virale est susceptible de contribuer à la transmission du virus dans les collectivités. Parmi les tests diagnostiques qui nous permettent de confirmer le COVID, la réaction de transcription inverse suivie d’une réaction de polymérisation en chaîne quantitative en temps réel (RT-qPCR), et le test de diagnostic rapide basé sur la détection de l'antigène spécifique du SARS-CoV-2 sont deux méthodes utilisées dans la phase précoce des manifestations infectieuses. Les tests de détection des anticorps sériques (ELISA et test de flux latéral) sont utilisés dans la phase ultérieure et après la guérison. En l’absence de « test de référence » parfait, les sensibilités et spécificités respectives citées dans les différentes études doivent être considérées avec prudence et ne seront donc que brièvement commentées.

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STOPP/START.v2

 

 

 

L’outil STOPP/START.v2 permet l’évaluation des traitements médicamenteux prescrits aux patients de 65 ans et plus.

 

Cet outil, destiné à tous les milieux de soins, stimule la réflexion et la remise en question des médicaments pris par les patients, en particulier les médicaments des systèmes nerveux et cardiovasculaire.

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