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Comment interpréter et bilanter une perturbation des transaminases ?

Perrine Vande Berg, Peter Stärkel (1) Publié dans la revue de : Juillet 2019 Rubrique(s) : ECU-Congrès de médecine générale

Une perturbation des transaminases peut avoir de multiples étiologies et doit être investiguée de façon systématique et rigoureuse. En premier lieu, il faut tenter d’établir si la perturbation des transaminases est aigue ou chronique. Quoi qu’il en soit, une anamnèse poussée concernant les antécédents personnels et familiaux, l’exposition aux toxiques, la consommation de médicaments ou de compléments alimentaires (ou autre suppléments) doit être réalisée. Par la suite, dans les atteintes aigues nous proposons de réaliser un bilan de base virologique comprenant le dosage de l’antigène HBs (HBs Ag), l’Ac HBc, les anticorps IgM anti-HAV, anti-HEV, anti-HIV et les anticorps IgM anti-EBV/CMV/HSV/VZV. Pour d’autres étiologies, plus rares, il est souhaitable de solliciter un avis spécialisé.

Dans les atteintes chroniques, la consommation d’alcool doit être précisée, le syndrome métabolique recherché et un dosage des sérologies HCV et HBV et un bilan martial (ferritine, saturation de la transferrine) doit être demandé. Dans un second temps, les maladies auto-immunes et génétiques du foie sont à rechercher. Une échographie doppler du foie doit être réalisée dans les atteintes aigues afin d’exclure une atteinte vasculaire et dans les atteintes chroniques afin d’établir la présence de stéatose ou des signes de cirrhose. Tout patient avec une atteinte hépatique aigue sévère ou une atteinte chronique virale (B ou C), auto-immune, métabolique ou génétique doit être référé en milieu spécialisé.

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Docteur, j’ai la main qui picote

Olivier Barbier, Xavier Libouton (1) Publié dans la revue de : Juillet 2019 Rubrique(s) : ECU-Congrès de médecine générale

Les plaintes de mains qui fourmillent et s’endorment sont fréquentes. Ces paresthésies sont le plus souvent témoins d’une neuropathie compressive sur un trajet d’innervation de la main. La compression du nerf médian dans le canal carpien est la plus fréquente, suivie de la compression du nerf ulnaire dans le tunnel cubital au coude. Plus rarement, le nerf médian est comprimé au niveau de l’arcade du rond pronateur à l’avant-bras et le nerf ulnaire dans le canal de Guyon au poignet. D’autres sites de compression touchant aussi le nerf radial, essentiellement sous des arcades fibro-musculaires (distribuées depuis le défilé cervico-thoracique jusqu’à la partie distale du membre), de même que des compressions radiculaires au niveau cervical peuvent aussi provoquer des paresthésies. Le diagnostic, essentiellement clinique, peut être aidé particulièrement par l’électromyographie et l’échographie. Le traitement est habituellement conservateur dans les cas débutants, évitant les contraintes sur le nerf et par infiltration de corticoïdes. En cas de persistance, la chirurgie décompressive donne de bons résultats et évite les séquelles si elle est pratiquée suffisamment tôt.

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Docteur, j’ai les doigts qui se rétractent

Xavier Libouton, Olivier Barbier (1) Publié dans la revue de : Juillet 2019 Rubrique(s) : ECU-Congrès de médecine générale

Un patient qui consulte pour des doigts qui se rétractent est une situation relativement fréquente en chirurgie de la main. L’anamnèse différenciera le caractère aigu du caractère chronique. En cas de pathologies aigues, un traumatisme est souvent évoqué par le patient. Le diagnostic différentiel comprend une lésion tendineuse ou une atteinte ostéo-articulaire. Elles ne seront pas abordées ici.

Le tableau chronique comprend essentiellement deux entités pathologiques à savoir la maladie de Dupuytren et le doigt à ressaut. Le diagnostic, surtout clinique, peut être aidé par l’échographie si nécessaire. Pour la maladie de Dupuytren, le traitement est habituellement conservateur tant que la paume de la main peut être globalement appliquée sur une surface plane. Une fois que c’est n’est plus possible, un traitement du symptôme, à savoir la rétraction, peut être envisagé. Le traitement actuellement privilégié est celui à base d’injection de collagénase (Xiapex®). Il est important de signaler qu’à l’heure actuelle, il n’est toujours pas possible de soigner la maladie en elle-même. Concernant le doigt à ressaut, le traitement à promouvoir en première intention est l’infiltration. Le recours à la solution chirurgicale d’emblée n’est envisagé que chez des patients présentant un doigt à ressaut secondaire où des études montrent une tendance à la récidive en cas d’infiltrations.

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Docteur, j’ai mal à la main

Olivier Barbier, Xavier Libouton (1) Publié dans la revue de : Juillet 2019 Rubrique(s) : ECU-Congrès de médecine générale

Les douleurs ostéo-articulaires de la main et du poignet font essentiellement suite à des phénomènes dégénératifs liés à l’arthrose. Les 2 causes principales de celle-ci sont la dégénérescence spontanée, en relation notamment avec l’âge, et la dégénérescence post-traumatique. Les traumatismes entraînent des lésions ostéo-articulaires directes ou une instabilité secondaire aux déformations osseuses ou aux lésions ligamentaires. Le traitement de l’arthrose primaire, dominée par la rhizarthrose (à la base du pouce) est d’abord conservateur, utilisant les anti-inflammatoires (per os et en massages locaux) et les attelles de repos. Des infiltrations de corticoïdes ou d’acide hyaluronique peuvent constituer une deuxième ligne de traitement. Finalement, la chirurgie par arthroplastie prothétique ou non donne habituellement de bons résultats dans les cas plus sévères. En situation post-traumatique, la reconnaissance précoce d’une instabilité peut permettre une chirurgie de stabilisation évitant les douleurs et les lésions dégénératives secondaires. La radiographie, l’arthroscanner et l’(arthro)-IRM sont les examens de choix pour compléter l’examen clinique.

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Endométriose : quand y penser ?

Jean Squifflet, Vassiliki Samartzi 1 Publié dans la revue de : Juillet 2019 Rubrique(s) : ECU-Congrès de médecine générale

Trois étapes jouent un rôle clé dans l’évaluation des patients chez qui on soupçonne une endométriose.

Première étape: antécédents cliniques et symptômes du patient (dysménorrhée, dyspareunie, dyschésie et douleur pelvienne chronique). Bien qu’il n’existe aucun lien entre les symptômes du patient et la présence et la gravité des lésions endométriosiques, le traitement médico-chirurgical mis en place ou proposé dépend du contexte dans lequel l’endométriose est observée.

La deuxième étape est l'examen physique, y compris l'évaluation du fornix vaginal postérieur et du cul-de-sac de Douglas, qui peut détecter des lésions non vues à la RMN et à l'échographie.

La troisième étape est l'imagerie. Une méta-analyse récente n'a révélé aucune différence dans la détection des lésions d'endométriose entre l'imagerie par ultrasons et par résonance magnétique, mais ces examens devraient être effectués par un radiologue ayant une expertise dans ce domaine.

À ce jour, le diagnostic final de l'endométriose est réalisé par laparoscopie avec biopsies des lésions.

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Arrêt cardiaque lié à une embolie pulmonaire traité avec succès par thrombolyse systémique : Prise en charge et résultat

Carmen Bartha*, Ruxandra-Iulia Milos **, Michele Yerna *, Alina Petrica *** Publié dans la revue de : Juillet 2019 Rubrique(s) : Observations cliniques

L’arrêt cardiaque induit par une embolie pulmonaire (EP) est le plus souvent résistant à la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) conventionnelle. La thérapie avec thrombolyse systémique peut être efficace pour obtenir le rétablissement de la circulation spontanée chez ce type de patients. La thrombolyse pendant la RCP reste controversée en raison des risques de complications hémorragiques sévères. Alors que les investigations nécessaires pour établir le diagnostic d'EP définitif peuvent retarder l'initiation du traitement, lorsque la thrombolyse est envisagée pendant la RCP, le succès de la thrombolyse dépend de la rapidité de son administration. Ainsi, dans certains cas présentant des caractéristiques très révélatrices d’une EP, l'initiation pragmatique de la thrombolyse en cours de RCP pourrait améliorer considérablement le pronostic du patient.

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Dermatologie et immuno-allergologie

Diane Declaye (1), Olivier Aerts (2), Alexia Kervyn (3), Laurence de Montjoye (1), Laura Nobile (1), Didier Ebo (4), Marie Baeck (1) Publié dans la revue de : Juillet 2019 Rubrique(s) : Dermatologie

Nous rapportons le contenu de la réunion PEAU’se dermatologique du 18 juin 2018, organisée par le service de Dermatologie des Cliniques universitaires Saint-Luc, concernant deux sujets dans le domaine de l’Immuno-allergologie. La première partie de la réunion, présentée par le Professeur Didier Ebo, Adjoint du département d’Immunologie et Allergologie à l’UZA (Universitair Ziekenhuis Antwerpen) était consacrée aux « réactions d’hypersensibilité allergique rencontrées au bloc opératoire ». Et la seconde, présentée par le Professeur Olivier Aerts (UZA) était dédiée aux « dermatites de contacts atypiques ».

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Comment évaluer le risque de chronicisation d’une lombalgie ?

Alexis Lheureux (1), Olivier Nonclercq (2), Jean-Louis Mathias (3), Natalya Korogod (4), Emmanuelle Opsommer (4), Anne Berquin (1 ) Publié dans la revue de : Juillet 2019 Rubrique(s) : Médecine Physique et Réadaptation

Plusieurs outils ont été validés pour le dépistage du risque de développer une lombalgie chronique, dont le Örebro Musculoskeletal Pain Screening Questionnaire (OMPSQ, versions longue et courte) et le Start Back Screening Tool (SBST). L’objectif de ce travail est d’aider le clinicien à choisir l’outil qui convient le mieux à ses besoins. Une validation préliminaire de la version courte en français de l’OMPSQ montre des propriétés psychométriques comparables à celles de la version longue. Une revue de littérature a analysé 101 articles. Dans l’ensemble, les trois questionnaires ont des propriétés prédictives modérées. L’OMPSQ a été conçu comme un outil pronostique alors que le but du SBST est d’orienter le choix thérapeutique. Les connaissances et attitudes de professionnels de la réadaptation de deux hôpitaux de taille moyenne ont été évalués. La plupart des répondants ne connaissaient pas ces questionnaires. Lorsque les questionnaires leur étaient présentés, l’attitude globale était positive, même si plusieurs objections ont été formulées. En conclusion, des outils valides existent pour la détection des patients à risque. Cependant, un effort important est nécessaire pour former les professionnels de santé.

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Modèle de Co-management en réadaptation gériatrique : 10 ans d’expérience

Julie Paul (1), Amaya Lopez-Sierra (1), Sara Palumbo (2), Pascale Cornette (3), Patricia Dessart (2) Publié dans la revue de : Juillet 2019 Rubrique(s) : Gériatrie

De nombreux patients gériatriques se retrouvent en déclin fonctionnel en fin d’hospitalisation aigue. Ce déclin fonctionnel aigu est une indication de prise en charge en service de réadaptation. La rééducation de ces patients nécessite à la fois des compétences internistiques pour la gestion des complications médicales consécutives aux nombreuses comorbidités ainsi que des compétences gériatriques pour la prise en charge des syndromes gériatriques : polymédication, dénutrition, troubles cognitifs, chutes. Enfin, une expertise en médecine rééducative est indispensable pour coordonner un programme de rééducation spécifique (travail analytique et en résistance, dysphagie, rééducation périnéale, appareillage).

Le modèle de co-management entre un gériatre et un médecin spécialiste en médecine physique et rééducation (MPR) est une solution pour répondre à cette prise en charge complexe. Cet article décrit ce qu’est un modèle.

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Défis et rôle des hôpitaux académiques dans les années à venir

Marc Decramer Publié dans la revue de : Juillet 2019 Rubrique(s) : Médecine et société

Bien qu’au cours de ces dernières années des discussions et concertations soutenues au sujet des réseaux hospitaliers et du rôle des différents types d’hôpitaux aient eu lieu, il existe encore beaucoup d’équivoques quant au rôle des hôpitaux académiques. La présente analyse avance l’innovation en médecine en tant que mission primordiale de ces hôpitaux. Actuellement les hôpitaux académiques sont confrontés à une multitude de défis, tels que le manque de moyens financiers pour les missions académiques et de regroupement des pathologies complexes et rares, pour citer les plus importants.

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