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Doctorats Honoris Causa 2021

Doctorats Honoris Causa 2021 de la Faculté de Médecine et de l...
Juillet 2021

Le 19 mai dernier, le Secteur des Sciences de la Santé de l’UCLouvain a remis sa plus haute distinction à 3 personnalités du monde médical pour leur contribution majeure, le Professeur Bruno Crestani (Université de Paris et Hôpital Bichat, France), le Professeur Amit Nathwani (University College London et Royal Free Hospital, UK) et le Professeur Marc Pfeffer (Harvard University et Brigham et Women’s Hospital, USA). À l’occasion de cette cérémonie virtuelle, les contributions de ces chercheurs de renom dans la compréhension de la pathophysiologie de la fibrose pulmonaire, le développement de la thérapie génique en vue du traitement de l’hémophilie et le rôle de l’inhibition de l’enzyme de conversion dans l’infarctus du myocarde ont été présentées et mises à l’honneur. C’est un résumé de ces accomplissements scientifiques par des médecins d’exception que partagent avec vous les parrains et marraines issus des services de pneumologie et d’hématologie et du département cardiovasculaire des Cliniques universitaires Saint-Luc.

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Cas cliniques

Cause inhabituelle de douleurs lombaires chez une adolescente...
Lara Lunelli, Camelia Rossi, Nathalie Demeulenaere, Marc Léon, Xavier Collard Juillet 2021

La spondylodiscite infectieuse est une affection rare chez l’enfant et son origine est généralement hématogène. Sa présentation clinique est dans ce cas aspécifique mais le symptôme habituel reste la lombalgie sévère.

L’agent causal n’est pas toujours retrouvé et sa mise en évidence se fait d’habitude par les hémocultures. Les germes les plus souvent incriminés sont le Staphylococcus aureus, le Streptococcus α-hémolytique, le Streptococcus pneumoniae et les bacilles gram négatif.

La mise en évidence d’un Streptococcus pyogène, aussi appelé du Groupe A, est anecdotique.

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Cas cliniques

Dermatomyosite à anticorps anti-SAE 1/2 dans le décours d’un...
Léa Frisson, Cédric Mahiat, Pauline Richez, Liliane Marot, Henri Colin, Philippe D’Abadie, Julie Lelotte, Jean Cyr Yombi, Halil Yildiz Juillet 2021

La DM est une maladie inflammatoire auto-immune touchant la peau et les muscles, dont l’étiologie reste souvent inconnue. Les DM induites par des agents biologiques comme les inhibiteurs du tumor necrosis factor alpha sont rares, décrites principalement chez des patients souffrant d’affections auto-immunes ou de néoplasies sous-jacentes. Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 57 ans, développant une DM à anticorps anti-SAE 1/2 suite à un traitement par adalimumab instauré dans le cadre d’une maladie de Verneuil réfractaire. Notre patiente présentait des lésions cutanées typiques (rash héliotrope, papules de Gottron), des arthralgies, des gonflements articulaires, une faiblesse musculaire proximale et une dysphagie. La biologie montrait un faible syndrome inflammatoire, une hypergammaglobulinémie polyclonale, une hypoalbuminémie, des LDH élevés, des CK, GOT et GPT normales. Les anticorps spécifiques des myosites reviennent positifs pour les anticorps anti-SAE 1/2. L’EMG et la biopsie musculaire montrent une myopathie inflammatoire. Une corticothérapie systémique a été démarrée, avec une amélioration des douleurs articulaires et de la force musculaire après 7 jours. Une récidive clinique de la pathologie survient lors de la dégression de la corticothérapie, nécessitant l’instauration d'un traitement par azathioprine avec une bonne réponse clinique et biologique.

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Cas cliniques

Urticaire au froid
Nathalie Bilem, Marie-Noelle Vogeleer, Julien Mergen, Samuel Balbeur Juillet 2021

L’urticaire au froid acquis est une forme d’urticaire physique induit par le contact avec un environnement froid (eau, air), mais aussi avec un objet, un aliment ou une boisson froide. L’intensité de la réaction peut être très variable, allant d’une/de plusieurs plaques d’urticaire superficielles localisées/diffuses jusqu’à un choc anaphylactique. En cas d’anaphylaxie sévère, ce sont surtout les systèmes cardio-vasculaire et respiratoire qui sont impliqués et ces cas surviennent majoritairement lors d’activités aquatiques en eau froide. Le diagnostic est avant tout basé sur l’histoire clinique et sur la réalisation du test au glaçon. La prise en charge se base sur la prise d’un antihistaminique et l’emploi d’un stylo auto-injecteur d’adrénaline en cas de réaction anaphylactique. Une éducation aux facteurs de risque doit être également effectuée, en mettant en garde contre l’immersion dans des eaux inférieures à 25°C et l’ingestion d’aliments très froids. Le diagnostic différentiel se fait entre les différentes formes d’urticaires chroniques physiques.

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Urgences

La kétamine en médecine d'urgence : une molécule ancienne...
Vanessa Bellemans, Caroline Declerfayt, Jean-Marie Jacques Juillet 2021

La kétamine est une drogue ancienne (premières utilisations dans les années 60 en anesthésie) mais très particulière : elle est hypnotique, amnésiante, bronchodilatatrice, antidépressive et analgésique, le tout avec un profil d’utilisation sûr. Elle préserve les réflexes de protection des voies aériennes ainsi que la fonction respiratoire, assure une stabilité hémodynamique et a une activité sympathique majorée. Ces propriétés en font une molécule idéale pour la gestion des patients en état critique. En salle d’urgence, elle a déjà une place pour l’aide à l’intubation, la sédation et l’antalgie. Récemment, ses indications se sont étendues à la psychiatrie ainsi qu’à la neurologie.

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Rhumatologie

Les auto-anticorps antinucléaires : simplifions ce casse-tête !
Farah Tamirou, Frédéric A. Houssiau Juillet 2021

Les auto-anticorps antinucléaires (AAN) sont fréquemment recherchés mais leur interprétation n’est pas toujours aisée, en particulier lorsqu’ils sont demandés face à un tableau clinique atypique ; leur détection relève alors souvent d’une découverte fortuite. L’objectif de cet article est de revoir la place du dosage des AAN en clinique et leur signification en fonction du contexte du patient.

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Médecine Générale

Comprendre le vécu de l’aidant proche d’une personne âgée...
Lionel Roux, Delphine Nury, Ségolène de Rouffignac Mai 2021

Les aidants proches d’une personne âgée dépendante sont de plus en plus nombreux en Belgique, et constituent un groupe vulnérable en raison de la charge physique ou mentale induite par leur rôle. Neuf aidants proches aux profils variés ont été interrogés via des entretiens individuels semi-dirigés dans le but de mieux comprendre leur vécu et clarifier la place que peut prendre le médecin généraliste dans cette problématique. L’analyse des témoignages révèle la présence d’une interdépendance physique et psychique entre l’aidant et l’aidé à la base de nombreuses mésententes au sein de la dyade, et le manque de référencement centralisé des aides extérieures. Le médecin généraliste, en première ligne de soins, pourrait alors jouer un rôle clé dans l’identification précoce de la souffrance de l’aidant proche à condition d’avoir une démarche proactive. Il pourrait également centraliser les aides disponibles et en informer l’aidant et l’aidé.

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Urgences

Les ‘NSP’- nouvelles substances psychoactives Tableaux...
Alexandra Serpe, Mathieu Bonnet, Germain Laubier, Magdalini Polikipis, Marie Belleflamme Mai 2021

Ces vingt dernières années, de ‘Nouvelles Substances Psychoactives – NSP’ sont apparues sur le marché européen de la drogue et leur consommation tend à croître dans la population. Le groupe des ‘NSP‘ comprend des drogues synthétiques, modifiées chimiquement à partir des drogues ‘classiques’ : héroïne, cannabis, cocaïne, amphétamine. Elles peuvent agir simultanément sur différentes catégories de récepteurs et induire ainsi des tableaux cliniques complexes.

La prise en charge de ces intoxications repose sur l’adage ‘traiter le patient, non le poison’, et est principalement symptomatique compte tenu de l’absence de test diagnostique spécifique et rapide, et de l’absence d’antidotes. L’identification de l’intoxication, l’évaluation clinique et paraclinique et l'évolution du patient guident les traitements.

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Urologie

Fistules urétéro-artérielles : mise au point et avancées...
Michel Bailly, Vincent Scavée, Christian Van Ruyssevelt, Olivier Rahier, Jean-Luc Jorion, Emmanuel Dardenne Mai 2021

Les fistules urétéro-artérielles (FUAs) sont la conséquence d’un processus inflammatoire chronique aboutissant à la fragilisation des parois artérielle et urétérale en regard de leur croisement. Le nombre de cas de FUAs décrits dans la littérature augmente constamment ces dernières années. La plupart de ces fistules sont secondaires à une exposition à un ensemble de facteurs de risque typiques. La suspicion clinique de FUA constitue une étape clé pour assurer un diagnostic rapide et une prise en charge appropriée. Le traitement des FUAs a évolué au cours du temps et repose actuellement sur une approche endovasculaire. Malgré les avancées techniques, tant diagnostiques que thérapeutiques, la morbi-mortalité de ces fistules reste élevée.

Ce travail, basé sur deux cas cliniques dont la présentation et la prise en charge diffèrent fortement, illustre l’hétérogénéité de cette pathologie souvent méconnue et propose une revue des recommandations actuelles à son sujet.

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Image

Nodule de la Sœur Marie-Joseph : la face visible de l’iceberg
Laura Wislet, Henri Thonon Mai 2021

Une lésion de l’ombilic doit attirer l’attention du praticien et ne pas être banalisée puisqu’il s’agit dans deux tiers des cas d’une maladie néoplasique, primitive ou métastatique. Le nodule de la Sœur Marie-Joseph est une lésion métastatique ombilicale rare, qui survient dans 1 à 3 % des adénocarcinomes abdomino-pelviens. Sa découverte doit conduire à la réalisation d’une biopsie cutanée et d’un scanner abdomino-pelvien. Les possibilités thérapeutiques comprennent la chirurgie et/ou la chimiothérapie, mais le plus souvent, la prise en charge est palliative. En effet, d’apparition tardive dans l’histoire oncologique, ce nodule est souvent associé à un mauvais pronostic.

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