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COVID-19 : une maladie thrombotique ?

Cédric Hermans, Catherine Lambert Publié dans la revue de : Mai 2020 Rubrique(s) : Hémostase

Le COVID-19, surtout dans sa forme sévère, est associé à une coagulopathie responsable d’une incidence accrue de thromboses veineuses et artérielles, d’embolies pulmonaires et de microthrombi pulmonaires. Biologiquement, cette coagulopathie se traduit par une majoration des D-dimères dont l’intérêt est diagnostic et pronostic. En fonction de sa sévérité, l’infection à COVID-19 justifie un traitement par HBPM à dose préventive ou semi-thérapeutique. En cas de thrombose démontrée ou fortement suspectée, une anticoagulation à dose thérapeutique est recommandée.

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COVID-19 et maladies du sang

Violaine Havelange, Ines Dufour, Juliette Raedemaeker, Fabio Andreozzi, Géraldine Verstrate, Sarah Bailly, Xavier Poiré, Marie-Christiane Vekemans Publié dans la revue de : Mai 2020 Rubrique(s) : Hématologie adulte

La pandémie liée au SARS-CoV-2, représente un défi sans précédent pour la communauté médicale. Le COVID-19 se révèle potentiellement dévastateur pour les patients âgés ou présentant des comorbidités, et aussi pour ceux atteints de pathologies hématologiques chroniques.

Des mesures exceptionnelles ont été mises en place par les centres hospitaliers de manière à éviter la dissémination du virus et garantir à chacun un accès optimal aux soins, en n’impactant pas les chances de guérison de ceux porteurs de pathologies curables. Les sociétés internationales ont émis des lignes de conduites que nous répercutons ici pour les pathologies les plus fréquemment prises en charge dans notre centre, à la lumière de notre expérience.

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COVID-19 et médecine générale

Cassian Minguet Publié dans la revue de : Mai 2020 Rubrique(s) : Médecine Générale

La pandémie de COVID-19 a un impact considérable sur la médecine générale en Belgique. Depuis le jour où le premier cas belge est diagnostiqué le 4 février 2020, jusqu’au début du déconfinement, trois mois se sont écoulés pendant lesquels la médecine générale s’est structurée pour parler d’une seule voix, s’est adaptée en basculant vers la télémédecine lors du confinement de la population et a élaboré des procédures de prise en charge constamment mises à jour. Le premier mois, les médecins généralistes ne s’attendaient pas à une pandémie de telle ampleur. Le deuxième mois les choses se sont accélérées, les cabinets médicaux ont fermé leurs portes, les généralistes appliquant par téléphone les procédures qu’ils contribuent à écrire. Le troisième mois les cas suspects ont fortement diminué mais les procédures ont augmenté. La situation est difficile dans les maisons de repos. En trois mois, les rapports avec les patients, les confrères, les paramédicaux et les institutions ont changé. Dans d’autres pays également on constate un changement qui pourrait avoir un impact à long terme sur les pratiques. À la veille d’une nouvelle phase, le déconfinement progressif, la médecine générale est prête à continuer d’assumer son rôle d’acteur important de la lutte contre le virus dans la communauté.

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Une unité de soins gériatrique dédiée aux patients âgés atteints de « COVID -19 »

Isabelle Gilard, Isabelle De Brauwer, Pascale Cornette Publié dans la revue de : Mai 2020 Rubrique(s) : Gériatrie

Le présent article décrit l’adaptation d’une unité de soins gériatrique en une unité de soins COVID-19 gériatrique. L’équipe pluridisciplinaire a adapté ses soins et procédures avec comme objectif, en plus du traitement, la préservation des capacités fonctionnelles des patients. Chaque dimension de la santé est prise en compte et les adaptations décrites à la lumière de ce challenge. L’isolement infectieux est le paramètre qui influence le plus les adaptations et génère, à côté de la lourdeur des situations médicales et fonctionnelles de nos patients, le plus de complexité.

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L’ éthique sous le feu de la crise épidémique : Concrétisation locale d’une démarche pour gérer les admissions hospitalières aux Soins Intensifs

Olivier Descamps, Pierre Henin, Pierre Hanotier, Francois-Xavier Lens, Jean-Paul Meurant, Michèle Pieterbourg, Sébastien Loix, Vanessa Wauters, Isabelle Reusen . Publié dans la revue de : Mai 2020 Rubrique(s) : Éthique

La région regroupant les communes de Mons-Borinage et du Centre dans la Province de Hainaut a été l'une des plus touchées dans l'épidémie de COVID-19 en Belgique et la plus touchée en Wallonie. Face aux flux incessants des patients et à la menace de saturation des unités de soins intensifs dans cette partie du Hainaut, les diverses équipes particulièrement concernées par les soins de ces patients (soins intensifs, soins d'urgences, service de médecine interne générale et gériatrie) ont dû mettre en place des stratégies de gestion d'admission en collaboration avec les médecins généralistes, les directions médicales et les comités d'éthique.

 

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COVID-19 et diabète

Laura Orioli, Michel P. Hermans, Vanessa Preumont, Audrey Loumaye, Jean-Paul Thissen, Orsalia Alexopoulou, Raluca Furnica, Maria-Cristina Burlacu, Dominique Maiter, Jean-Cyr Yombi, Bernard Vandeleene Publié dans la revue de : Mai 2020 Rubrique(s) : Diabétologie

Le diabète est l’une des comorbidités le plus fréquemment rapportées chez les patients atteints de COVID-19. Selon les données actuelles, les patients diabétiques ne semblent pas davantage exposés à l’infection par le SARS-CoV-2 que la population générale. En revanche, le diabète apparait comme un facteur de risque d’évolution vers des formes sévères et critiques de COVID-19. Ces dernières requièrent une admission aux soins intensifs voire le recours à la ventilation mécanique invasive et peuvent mener au décès. Les caractéristiques des patients diabétiques atteints de COVID-19 ainsi que l’impact pronostique du diabète sur l’infection par le SARS-CoV-2 font l’objet d’études dédiées. L’obésité, principal facteur de risque de survenue du diabète de type 2, est également plus fréquente chez les patients atteints de formes critiques requérant un support ventilatoire invasif. D’autre part, le COVID-19 péjore l’équilibre glycémique et favorise la survenue de complications métaboliques telles que l’acidocétose. Au moment de la rédaction de cet article, il n’existe pas de recommandations prônant l’interruption des médications anti-hypertensives qui interagissent avec le système rénine-angiotensine-aldostérone. En raison du risque d’acidose lactique et d’acidocétose, la metformine et les inhibiteurs des SGLT2 seront interrompus dans les formes sévères de COVID-19. Enfin, nous conseillons un dépistage systématique du (pré)diabète chez les patients présentant une infection par le SARS-CoV-2 démontrée.

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Manifestations cutanées associées au COVID-19

Marie Baeck, Caroline Peeters, Marie Cuvelier, Laetitia Fameree, Evelyne Harkemanne, Fanny Ickx, Margaux Mairlot, Marine Matthews, Nina Nielens, Laura Nobile, Romane Thirion, Anne Herman Publié dans la revue de : Mai 2020 Rubrique(s) : Dermatologie

Les manifestations cutanées sont considérées comme des présentations peu fréquentes du COVID-19. Malgré les cas émergeants dans la littérature, aucun lien de causalité n’a, à ce jour, pu être formellement démontré. Parmi les lésions cutanées associées aux COVID-19 notons : i. des éruptions classiquement virales ou paravirales (exanthème, urticaire, érythème polymorphe) ; ii. des éruptions cutanées secondaires aux conséquences systémiques du COVID-19 (vascularite ou vascularopathie thrombotique) ; iii. des éruptions induites par des médicaments prescrits dans le cadre du COVID-19 ; iiii. et des lésions cutanées telles que les engelures qui sont probablement une conséquence indirecte de la pandémie COVID-19 et des mesures de confinement.

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Aspects cardiologiques de l’infection par le COVID-19

Christophe Scavée, Agnès Pasquet, Christophe Beauloye Publié dans la revue de : Mai 2020 Rubrique(s) : Cardiologie

Dès le début de la crise du COVID-19, les médecins ont alerté la communauté scientifique sur l’apparition des problèmes respiratoires aigus sévères liés à des atteintes pulmonaires virales. Ces pneumonies entraînent pour la grande majorité des patients la nécessité d’une oxygénothérapie et dans 5 à 10% des cas le recours à une ventilation assistée voire la mise en place d’une ECMO en cas de situation incontrôlée. Les facteurs de mauvais pronostic observés sont principalement l’âge, la présence de comorbidités dont l’HTA, le diabète, ou l’obésité mais aussi les maladies cardio-vasculaires (CV). Les coronavirus sont connus pour attaquer le système CV, et il semble par ailleurs que le virus puisse s’attaquer directement au muscle cardiaque. Des données relayées par les médecins chinois, italiens e.a. démontrent qu’en dehors des poumons, des malades développent des problèmes cardiaques parfois sévères sous forme de myocardite aigue, d’un syndrome coronaire aigu (SCA), ou des arythmies entraînant chez les plus atteints de l’insuffisance cardiaque, un état de choc ou un arrêt cardiaque. Une atteinte cardiaque est donc un facteur qui concourt au mauvais pronostic de l’affection virale et qu’il faut détecter. Les malades qui ont un SCA mais dont le tableau pulmonaire est à l’avant plan risquent de voir leur prise en charge cardiologique dangereusement retardée. À l’inverse, des patients qui se présentent avec un tableau d’apparence purement « cardiologique » risquent de ne pas être adéquatement diagnostiqués comme COVID-19. Enfin, l’attention portée sur le COVID-19 et la peur du patient vis-à-vis de la contagiosité de ce virus risquent de retarder leur venue à l’hôpital. Ces données impactent directement la façon dont les médecins et les hôpitaux doivent penser aux patients cardiaques COVID-19, en particulier dès les premiers signes de la maladie. Il est donc primordial de disposer de recommandations pour la prise en charge de toutes les personnes ayant des problèmes cardiaques préexistants et ceux dont l’atteinte myocardique par le virus est démontrée.

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Méthodes diagnostiques du COVID-19

Jean-Luc Gala, Omar Nyabi, Jean-François Durant, Nawfal Chibani, Mostafa Bentahir Publié dans la revue de : Mai 2020 Rubrique(s) : Méthodes diagnostiques du COVID-19

Poser rapidement le diagnostic de COVID-19 – récemment renommé COVID – avec le plus d’exactitude possible est la pierre angulaire du contrôle de la pandémie. Mais cette évidence partagée par tout un chacun se heurte au caractère véritablement multiforme de l’infection par le SARS-CoV2, appelée COVID-19 : à côté des formes restant totalement asymptomatiques, on observe en effet des formes légères ou pauci-symptomatiques, des formes modérées à sévères, ces dernières nécessitant des soins hospitaliers, et enfin des formes très graves nécessitant une admission en soins intensifs et une ventilation assistée. L’ensemble de ces manifestations de l’infection virale est susceptible de contribuer à la transmission du virus dans les collectivités. Parmi les tests diagnostiques qui nous permettent de confirmer le COVID, la réaction de transcription inverse suivie d’une réaction de polymérisation en chaîne quantitative en temps réel (RT-qPCR), et le test de diagnostic rapide basé sur la détection de l'antigène spécifique du SARS-CoV-2 sont deux méthodes utilisées dans la phase précoce des manifestations infectieuses. Les tests de détection des anticorps sériques (ELISA et test de flux latéral) sont utilisés dans la phase ultérieure et après la guérison. En l’absence de « test de référence » parfait, les sensibilités et spécificités respectives citées dans les différentes études doivent être considérées avec prudence et ne seront donc que brièvement commentées.

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Patient COVID-19 et anesthésie

Chloé Damman, Guillaume Lemaire, Fabienne Roelants Publié dans la revue de : Mai 2020 Rubrique(s) : Anesthésie

L’épidémie de COVID-19 a entrainé en mars 2020 le déclenchement du Plan d’Urgence Hospitalier (PUH) dans les hôpitaux belges. Le service d’anesthésiologie des Cliniques universitaires Saint-Luc (CUSL) a mis en place une série de mesures pour adapter son flux de travail à la situation tout en assurant la continuité des soins. Cela a inclus une réorganisation du bloc opératoire, de la maternité et de leurs équipes, l’introduction d’équipement de protection personnel, la réalisation et la mise en application de protocoles pour la prise en charge anesthésique, et enfin l’organisation de séances de simulation pour former le personnel et mieux préparer les équipes.

Ces mesures sont nécessaires pour assurer la qualité des soins, mais également diminuer le risque de contamination des autres patients et du personnel soignant.

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