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Radiologie

Imagerie thoracique du COVID-19
Amin Mahsouli, Melissa Grillo, Nadia Amini, Souad Acid, Emmanuel Coche, Benoît Ghaye Mai 2020

Décembre 2019 a vu l’apparition d’un nouveau coronavirus (SARS-CoV-2) originaire de Chine qui s’est propagé à travers le monde. L’imagerie thoracique a démontré son rôle précieux dans la mise au point de cette pneumopathie. Elle a notamment prouvé son efficacité en cas de symptômes respiratoires nécessitant une prise en charge hospitalière pour orienter les patients en unité COVID-19 ou non COVID-19, en anticipation des résultats de la RT-PCR. Les résultats tomodensitométriques (TDM) observés dans le cadre de la pneumopathie COVID-19 montrent une sensibilité élevée mais ne sont cependant pas spécifiques à cette pathologie. Les signes les plus souvent retrouvés en TDM sont les opacités en verre dépoli de topographie périphérique et bilatérale, avec une atteinte plurilobaire et essentiellement postérieure. Une corrélation a été démontrée entre la gravité du tableau clinique et l’extension des lésions TDM. Celles-ci peuvent précéder l’apparition des symptômes, ce qui confirme le caractère très sensible de cette technique. Cette revue de notre expérience et de la littérature a donc pour but de mettre en avant l’utilité de l’imagerie thoracique dans le diagnostic d’infection au COVID-19 avec ses aspects TDM typiques et moins typiques ainsi que les critères de gravité et son rôle comme outil de triage des patients.

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Psychiatrie infanto-juvénile

La grande menace : le COVID-19 et l’angoisse des jeunes
Emmanuel de Becker Mai 2020

La crise actuelle bouleverse et déstabilise autant les adultes que les enfants et les adolescents quand elle ne les endeuille pas. Devant l’ampleur du phénomène, les avis en tout genre se multiplient, alimentant davantage le sentiment d’insécurité et en corollaire l’angoisse. À côté des préoccupations d’ordre physique largement relayées, notre propos souhaite attirer l’attention sur la santé psychique et relationnelle, en se centrant sur les plus jeunes de la société. Après avoir rappelé la notion de trouble anxieux, nous proposons quelques axes thérapeutiques.

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Psychiatrie

Hommage aux infirmier(e)s, hommage aux travailleurs de la santé
Philippe de Timary, Geneviève Cool, le service de psychiatrie adulte, le secteur de psychologie des cliniques universitaires Saint-Luc Mai 2020

Certains savaient qu’elle allait arriver et pourtant personne n’en connaissait l’ampleur.

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Psychiatrie

Interventions psychologiques dans les unités COVID
Leila Rokbani, Julie Saussez, Pauline Chauvier, Céline Baurain, Nathalie Chatelle, Florence Chanteux, François Hocepied, Kevin Wagemans, Philippe de Timary, Geneviève Cool Mai 2020

Ce texte brosse une esquisse et une analyse de l’expérience d’une partie des psychologues hospitaliers du Secteur de Psychologie des Cliniques universitaires Saint-Luc (CUSL) dans la temporalité de rupture et de crise du COVID-19 dans et autour des unités de soins COVID. En plus de l’existence d’une permanence téléphonique et de l’organisation de groupes d’écoute et de parole des soignants, l’offre de service aux soignants en particulier ainsi qu’aux patients et aux familles a pu se réaliser pour une grande part via la décision collégiale et volontaire de présence et d’immersion au sein-même des unités de soins. Des signes d’alerte sérieux psychiques et comportementaux chez les soignants, y compris les psychologues eux-mêmes, sont notés qui se doivent d’être pris en considération. Des témoignages de psychologues intervenants, repris tels quels, clôturent l’article.

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Psychiatrie

Ce que la pandémie fait à la psychiatrie : sommes-nous entrés...
Gérald Deschietere, Alain Luts, Wolfgang Schuller, Jean-Philippe Heymans, Nausica Germeau, Geneviève Cool, Philippe de Timary, Laurie Nizet Mai 2020

La pandémie due au SARS-Cov2 (COVID-19) a modifié l’organisation des soins en psychiatrie. Après un survol des liens entre psychiatrie et épidémie, nous détaillerons les modalités d’organisation des soins psychiatriques au sein des cliniques universitaires Saint-Luc : diminution globale de l’activité, réorientation d’une partie de l’activité vers des consultations téléphoniques ou par vidéo, organisation d’une partie des lits psychiatriques dédiés à l’accueil de patients souffrant de troubles psychiques et du COVID-19, augmentation importante de l’activité de l’équipe mobile de crise… Un questionnement sera développé sur les changements en cours dans la pratique de la psychiatrie à travers l’utilisation des moyens téléphoniques et l’obligation de porter le masque. Dans sa conclusion, l’article amène quelques interrogations sur l’avenir de la psychiatrie et les liens entre pandémie et réforme de la santé mentale. Nous terminerons brièvement par une réflexion anthropologique sur la psychiatrie de guerre et sur le destin de la mort dans notre société.

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Pneumologie

Immunité et COVID-19 : état des lieux, vers une médecine de...
Thomas Planté-Bordeneuve, Antoine Froidure, Charles Pilette Mai 2020

Le COVID-19 est une pathologie liée au SARS-CoV-2 induisant (dans 5 à 15% des cas) dans sa forme sévère une pneumonie bilatérale pouvant se compliquer d’un ARDS et d’une insuffisance respiratoire aigüe. Les patients atteints présentent une lymphopénie et éventuellement une neutrophilie qui ont une valeur pronostique. De plus, certains sujets développent une dérégulation du système immunitaire avec un état hyperinflammatoire associé à un « orage cytokinique » et un pronostic péjoré. Bien que les mécanismes sous-jacents soient encore mal compris, l’échappement aux mécanismes immunitaires innés par les coronavirus pourrait jouer un rôle important. La compréhension de l’immunopathologie de cette maladie devrait aider à définir une médecine de précision pour traiter les malades COVID-19 en fonction de biomarqueurs prédictifs (ou précoces) de sévérité.

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Pays émergents

L'épidémie de SARS-CoV-2 en Afrique Sub-Saharienne,...
Ella Larissa Ndoricyimpaye, Joseph Tuyishimire, Sophie Vanwambeke, Léon Mutesa, Elias Nyandwi, Nadine Rujeni, Jean-Paul Coutelier Mai 2020

Les fréquences de cas détectés d’infection et de décès consécutifs à l’épidémie d’infection par SARS-CoV-2 semblent moins élevées en Afrique sub-saharienne. Cette situation correspond probablement à un démarrage plus tardif de l’épidémie sur le continent. Cependant, certains éléments propres à cette région du monde pourraient influencer son cours. Les conditions socio-économiques moins favorables et la promiscuité qui y est associée, la situation difficile des services de santé pour répondre à l’épidémie, ainsi que la fréquence dans certains pays d’affections aggravantes pourraient entraîner une situation sanitaire particulièrement difficile. Inversement, la pyramide des âges, de potentielles caractéristiques génétiques et les effets immuno-régulateurs d’infections courantes concomitantes pourraient avoir pour conséquence une sévérité moins importante de cette infection. Afin de limiter l’impact direct et indirect de l’épidémie dans ces pays, il est très important de renforcer leur capacité de diagnostic, de prise en charge des patients et d’analyse scientifique des facteurs de risque locaux.

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Oto-rhino-laryngologie

Plaintes ORL liées au COVID-19
Caroline Huart, Karl Le Bras, Caroline de Toeuf, Naima Deggouj, Philippe Rombaux Mai 2020

Si la fièvre, les symptômes respiratoires, la toux et la fatigue étaient considérés initialement comme les symptômes majeurs du COVID-19, force est de constater que les plaintes ORL sont également très fréquentes chez les patients affectés par le SARS-CoV-2. En particulier, en parallèle au développement de la pandémie de COVID-19, une véritable explosion des plaintes d’anosmie a eu lieu. Bien que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) décrive ce symptôme comme étant peu fréquent, les études actuelles suggèrent le contraire et montrent même que l’anosmie pourrait parfois constituer l’unique plainte de patients porteurs du SARS-CoV-2. En Belgique, Sciensano a désormais repris ce symptôme comme un symptôme majeur du COVID-19; qui justifie à lui seul la réalisation d'un test de dépistage. En outre, toute anosmie brutale isolée doit motiver un respect strict des mesures de quarantaine et de protection.

Par ailleurs, l’examen de la sphère ORL expose les médecins à un risque important d’infection par le SARS-CoV-2 étant donné le tropisme du virus pour la sphère ORL et le risque d’aérosolisation lié aux actes ORL. Il est donc recommandé d’utiliser pour tout patient un matériel de protection adéquat et de limiter autant que possible les procédures potentiellement aérosolisantes ainsi que d’adapter la chirurgie ORL en période pandémique.

Le but de cet article est de décrire les différentes manifestations ORL liées à l’infection par le SARS-CoV-2, en portant une attention particulière aux plaintes d’anosmie ; ainsi que de rappeler les règles de bonne pratique ORL en cette période pandémique.

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Oncologie médicale

L’ONCOVID, ou comment ne pas nuire
Alice Kalantari, Jean-Pascal Machiels, Cédric Van Marcke Mai 2020

La prise en charge du patient oncologique en période de pandémie est un challenge à plusieurs niveaux. Nous n’avons jamais été confrontés à une pandémie de cette ampleur, qui plus est, à l’ère d’une médecine de pointe qui utilise de nombreux médicaments immunosuppresseurs et/ou immunomodulateurs.

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Obstétrique

Grossesse et COVID-19
Corinne Hubinont, Frédéric Debieve, Pierre Bernard Mai 2020

La pandémie due au coronavirus COVID-19 touche également la femme enceinte. Si la grande majorité des patientes infectées sont peu symptomatiques, environ 10% d’entre elles peuvent présenter une pneumopathie qu’il est important de diagnostiquer et traiter. Les premières données de la littérature suggèrent une prise en charge similaire à celle de la population générale. Il existe un risque plus important d’accouchement prématuré nécessitant d’administrer en cas d’accouchement imminent, des corticoïdes pour la maturation pulmonaire fœtale. La voie d’accouchement doit être guidée par l’histoire obstétricale même si on retrouve une grande proportion de césariennes dans les séries publiées. L’anesthésie locorégionale est autorisée. À ce jour, on ne décrit que quelques cas de transmission materno-fœtale, plutôt lié à une transmission per- ou postpartale. Le taux de morbidité et de mortalité périnatale est très bas. Une seule mort maternelle a été décrite. L’allaitement maternel est autorisé avec les mesures de protection (désinfection des mains, masque pour l’accouchée). En conclusion, l’ensemble des études actuelles suggère que la femme enceinte infectée par le COVID-19 et son nouveau-né ont un bon pronostic d’évolution mais il faudra attendre de disposer de grandes séries multicentriques et bien documentées pour confirmer ces données.

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