La bithérapie antirétrovirale comme traitement initial pour les personnes vivant avec le VIH-1 ?

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Emilie Dupont (1,2), Jean Cyr Yombi( 2) Publié dans la revue de : Novembre 2019 Rubrique(s) : Maladies infectieuses

Résumé de l'article :

L’utilisation des thérapies antirétrovirales combinées (TARc) a considérablement amélioré le pronostic et l’espérance de vie des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Les directives internationales ont ces dernières années en matière de traitement recommander une trithérapie qui consiste par convention à associer à deux inhibiteurs nucléosidiques/nucléotidiques de la transcriptase inverse (INTI), un troisième agent qui est soit un inhibiteur de protéase (IP) boosté par du ritonavir (r) ou du cobicistat (c), soit un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI), soit un inhibiteur de l'intégrase (INI) boosté ou non boosté. Cependant, en raison de la toxicité des INTIs, des schémas thérapeutiques alternatifs les excluant ont longtemps connu un succès mitigé en raison d'une faible efficacité (en particulier chez les patients avec une charge virale élevée et un faible taux de lymphocytes T CD4) par rapport à la trithérapie standard. Une nouvelle stratégie associant la lamivudine (3TC) à un IP boosté ou à un INI a donné des résultats prometteurs et indique que les bithérapies modernes sont une option thérapeutique fiable pour le traitement initial des PVVIH, conduisant récemment l’European AIDS Clinic Society (EACS) à les recommander comme première ligne de traitement chez le patient naïf sous certaines conditions.

Mots-clés 

Bithérapie antirétrovirale, personnes vivant avec HIV (PLHIV), traitement initial

Que savons-nous à ce propos ?

Le traitement standard initial actuellement recommandé pour les PVVIH reste la trithérapie anti-rétrovirale. Néanmoins, grâce à l’efficacité des nouvelles molécules et à leur moindre toxicité, des bithérapies antirétrovirales modernes sont devenues actuellement une option thérapeutique fiable et peuvent être envisagées sous certaines circonstances, permettant de diminuer l’exposition chronique aux antirétroviraux, en restant tout aussi efficace.

Que nous apporte cet article ?

Cet article permet de faire l’état des lieux sur les données actuellement disponibles pour l’utilisation de la bithérapie antirétrovirale comme traitement initial chez les PVVIH. Cet article se base essentiellement sur celui déjà publié par nos soins dans le journal AIDS Review en 2019 et actualise les données parues dans la littérature depuis lors.

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