Innovations 2020 en Hémostase-Thrombose

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Cédric Hermans, Amandine Hansenne, Catherine Lambert Publié dans la revue de : Février 2021 Rubrique(s) : Hémostase – Thrombose

Résumé de l'article :

L’année 2020 aura été riche en développements et nouveautés dans le domaine des maladies thrombotiques et hémorragiques. La coagulopathie liée à la COVID-19, tant en ce qui concerne sa physiopathologie complexe que sa prise en charge antithrombotique, a suscité un intérêt majeur et loin d’être épuisé. Les anticoagulants oraux directs (AODs) continuent leur validation, notamment dans la maladie thrombo-embolique veineuse liée au cancer et la prise en charge de la thrombopénie induite par l'héparine. Les données de leur utilisation en début de grossesse semblent rassurantes. Si l’utilisation des AODs doit être évitée pendant la grossesse, en revanche, les données disponibles ne justifient pas l’interruption volontaire de grossesse sur la base de l’exposition aux AODs seule. La mortalité du syndrome anti-phospholipide catastrophique (CAPS) semble significativement réduite lorsque deux anticorps, l’éculizumab et le rituximab, sont incorporés dans le schéma thérapeutique. En ce qui concerne l’hémophilie, c’est la publication des nouvelles recommandations internationales par la Fédération Mondiale de l’Hémophilie qui a retenu toute l’attention ainsi que des avancées thérapeutiques notoires, telle que la validation d’un concentré de facteur VIII doté d'une ultra-longue demi-vie (BIVV001). Au-delà de son indication dans le traitement de l’hémophilie A congénitale, c’est aussi dans la prise en charge de l’hémophilie A acquise que l’Emicizumab, un anticorps bispécifique mimant l’action du FVIII, se révèle très prometteur.

Mots-clés

COVID-19, coagulopathie, cancer, anticoagulants oraux directs, hémophilie, hémophilie acquise, syndrome anti-phospholipide catastrophique

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