Endométriose : quand y penser ?

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Jean Squifflet, Vassiliki Samartzi 1 Publié dans la revue de : Juillet 2019 Rubrique(s) : ECU-Congrès de médecine générale

Résumé de l'article :

Trois étapes jouent un rôle clé dans l’évaluation des patients chez qui on soupçonne une endométriose.

Première étape: antécédents cliniques et symptômes du patient (dysménorrhée, dyspareunie, dyschésie et douleur pelvienne chronique). Bien qu’il n’existe aucun lien entre les symptômes du patient et la présence et la gravité des lésions endométriosiques, le traitement médico-chirurgical mis en place ou proposé dépend du contexte dans lequel l’endométriose est observée.

La deuxième étape est l'examen physique, y compris l'évaluation du fornix vaginal postérieur et du cul-de-sac de Douglas, qui peut détecter des lésions non vues à la RMN et à l'échographie.

La troisième étape est l'imagerie. Une méta-analyse récente n'a révélé aucune différence dans la détection des lésions d'endométriose entre l'imagerie par ultrasons et par résonance magnétique, mais ces examens devraient être effectués par un radiologue ayant une expertise dans ce domaine.

À ce jour, le diagnostic final de l'endométriose est réalisé par laparoscopie avec biopsies des lésions.

Mots-clés 

Endométriose, douleur pelvienne chronique, dysménorrhée

Que savons-nous à ce propos ?

L’endomètre touche 5 à 10% des femmes entre la ménarche et la ménopause.Toute symptomatologie cyclique permenstruelle doit faire évoquer un diagnostic potentiel d’endométriose. Aucun symptôme n’est malheureusement spécifique à l’endométriose. La prise en charge des patientes doit se baser sur une anamnèse et une communication continue et adaptée en fonction de l’évolution de l’examen clinique et de l’imagerie. Une prise en charge multidisciplinaire doit être envisagée vu les récidives fréquentes des symptômes.

Que nous apporte cet article ?

Les connaissances sur l’endométriose sont limitées par le fait de ne pas avoir un modèle animal disponible et les difficultés de prouver la présence de celle-ci sans passer par un acte chirurgical invasif. Le retard de diagnostic de la pathologie peut expliquer le manque de confiance des patientes envers les thérapeutes. Les récidives fréquentes de la symptomatologie et de la pathologie nécessitent un suivi régulier.

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