Physiopathologie de la NASH : de nouveaux facteurs de risque identifiés ?

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Nicolas Lanthier Publié dans la revue de : Septembre 2020 Rubrique(s) : Hépato-gastroentérologie

Résumé de l'article :

En raison de la prévalence croissante de l’obésité, la maladie hépatique stéatosique d’origine non-alcoolique (NAFLD) est devenue la principale cause de maladie chronique du foie dans le monde. La NAFLD représente un spectre d’atteintes hépatiques de sévérité variable allant de la stéatose isolée à la stéatohépatite non-alcoolique (NASH), une condition avec un risque de fibrose progressive et de développement de cirrhose. L’identification des cas de NAFLD et de NASH est importante afin de prévenir l’aggravation de la maladie et de fournir des outils adéquats pour contrecarrer les facteurs causaux. Les facteurs de risque associés à la NAFLD et à la NASH comprennent les comorbidités cliniques telles que la présence d’un syndrome métabolique plutôt qu’un indice de masse corporelle élevé. D’autres récentes caractéristiques sont identifiées et discutées dans cette article telles que le type d'alimentation, la dysbiose intestinale, la prédisposition génétique, le tissu adipeux brun altéré, les altérations musculaires, la perturbation du rythme circadien ou les produits chimiques environnementaux.

Que savons-nous à ce propos ?

• Une stéatose hépatique (excès de graisse dans le foie) est une constatation courante parmi les patients (25% de la population en moyenne) et plus fréquente en cas d’obésité.

• Une atteinte hépatique plus sévère avec inflammation et destruction du parenchyme est possible, appelée stéatohépatite non-alcoolique (NASH). Malgré son importance, la NASH demeure sous-diagnostiquée dans notre pratique médicale quotidienne.

• Aucun traitement pharmacologique n’existe à ce jour.

Que nous apporte cet article ?

• Plus que l’obésité comme telle, la présence d’un excès de graisse au niveau abdominal (« adiposité abdominale ») confère un risque de NASH.

• Une consommation d’aliments gras mais également d’aliments sucrés (et en particulier de fructose) mène à une stéatose hépatique. Une consommation plus faible de vitamines anti-oxydantes, de viandes préparées, cuites à forte température peut également entraîner une stéatose.

• Certaines mutations génétiques (fréquentes), un tissu adipeux brun dysfonctionnel, des troubles du rythme nycthéméral, une infiltration graisseuse musculaire, la présence de contaminants chimiques environnementaux sont également associés à la NASH et constituent des pistes potentielles d’intervention.

Mots-clés

Stéatohépatite non-alcoolique , maladie stéatosique métabolique du foie, facteur de risque, alimentation, microbiote, muscle

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