L’importance des réseaux de formation

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Dominique Pestiaux Publié dans la revue de : Septembre 2017 Rubrique(s) : Ama Contacts
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Résumé de l'article :

À la suggestion de notre doyen, le professeur D.Vanpee, la revue Ama Contacts s’oriente vers une publication destinée à nos anciens et plus jeunes alumni en proposant, en plus des sujets qui y sont habituellement traités, des articles en relation avec l’actualité facultaire ou sociétale dans le domaine de la formation des futurs médecins.

Article complet :

Dans ce contexte, les réseaux de formation de l’UCL, qu’ils concernent les diverses institutions hospitalières membres du Réseau Santé Louvain (RSL), de même que le réseau de Maitres de stage en Médecine Générale, jouent plus que jamais un rôle majeur dans la formation des futurs médecins spécialistes ou généralistes. Ce réseau comprend le réseau hospitalier des Maitres de stages spécialistes et le réseau des Maitres de stages généralistes. Ces Maitres de stages, quelle que soit la spécialité, sont reconnus par le Ministère de la Santé publique et habilités à former en troisième cycle (master complémentaire) les futurs médecins qui pourront travailler dans le cadre de l’INAMI. Il comprend aussi le réseau des médecins spécialistes et généralistes qui assurent la formation des étudiants en formation médicale de base au cours du master.

La problématique de la formation pratique des futurs soignants prend une tournure plus aigüe en 2017-2018 puisque les maîtres de stage devront faire face à un afflux de candidats dans toutes les disciplines pour les masters complémentaires, mais aussi pour les stages en formation médicale de base, et ce, dans le contexte du passage de la durée des études de 7 à 6 années.

Les responsables actuels héritent d’une situation complexe en perpétuelle discussion depuis plus de vingt ans. Que l’on en juge sur le nombre de changements opérés pour la planification de l’offre médicale et l’instauration d’un filtre à l’entrée des études médicales. Nous avons eu une limitation en fin de troisième année du baccalauréat avec des quotas définis par université, puis une limitation en fin de première année, puis l’absence de limitation voyant un nombre considérable de candidats s’engouffrer en première année allant jusqu’à des cohortes de 1 500 étudiants à l’UCL. Avec pour conséquence que l’an prochain, avec la double cohorte, il y aura plus de 1 800 étudiants qui sortiront des facultés de médecine de la communauté française.

Ceci sans omettre la question délicate des reçus-collés qui a entraîné de multiples recours juridiques. Pour en arriver enfin à l’exigence de la ministre fédérale de la santé qui a imposé pour l’application des quotas de spécialités en fin d’études que la communauté française instaure un examen d’entrée. Celui-ci a été longuement discuté en proposant des tests d’aptitude, examens en fin de premier semestre ou réalisation du dit examen en juillet ou septembre. Il semble aujourd’hui que cet examen aura lieu une seule fois en septembre 2017, la réussite de celui-ci autorisant l’étudiant à s’inscrire en première année. L’ingénierie politique en communauté française n’a guère de limites et la complexité des accords institutionnels reste souvent un mystère pour le néophyte. N’aurait-il pas été plus simple de mettre en place un examen d’entrée comme cela se fait à l’étranger ou en Flandres depuis de nombreuses années et, ainsi, favoriser une mise à niveau de la qualité de la formation dans les écoles secondaires pour que les étudiants soient mieux préparés ? Ce type d’examen existe depuis des décennies à l’École Polytechnique de l’UCL (ingénieurs) avec des taux de réussite enviables pour les étudiants et, en conséquence un coût réduit pour la communauté.

Environ 1 000 étudiants ou candidats spécialistes vont devoir trouver une place de stage en 2018 à l’UCL, ce qui constitue un probable numerus clausus pédagogique puisque la durée des stages va diminuer dans chaque spécialité au cours du master, le nombre d’étudiants sans doute augmenter par lieu de stage, le curriculum bien chargé pour préparer l’étudiant à sa formation pratique. (Voir ci-dessous le dessin de Charles Boelen, OMS). Au moment où la communauté internationale s’oriente vers une approche pédagogique centrée sur l’étudiant, l’apprentissage en situation authentique, le développement des compétences ou encore l’importance accordée à la littérature médicale, l’éthique ou la communication professionnelle, l’enseignement magistral se retrouve en première ligne de la formation et, en conséquence logique, l’évaluation sanctionnelle est plus que jamais centrée sur les connaissances plus que le savoir-faire, le savoir-être ou les stages.

Dans un tel contexte, comment ne pas souligner le travail considérable réalisé par lles responsables facultaires de l’UCL notamment dans le domaine de la prise en compte des questions éthiques et qui, pour ce qui concerne la formation pratique, est bien explicité par le Professeur Smets, responsable des stages, dans l’interview qu’elle nous accorde. La réflexion pédagogique qui sous-tend les décisions prises est la clef de la qualité de la formation de nos futurs collèges. Elle répond à l’incapacité du monde politique de proposer une vision cohérente sur le long terme s’inspirant de ce qui se fait depuis si longtemps ailleurs dans le monde.

Vous trouverez en dernière page l’invitation à la 1re Alumni Nignt Fever organisée par l’UCL le vendredi 10 novembre pour les diplômes entre 1975 et 1984. Nous invitons ceuxci à participer à cet évènement qui rassemble les anciens de l’Alma Mater.

La revue complète est disponible via le lien de téléchargement du pdf.

Nous vous souhaitons une bonne lecture.

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