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Néphrologie

Néphrologie

Mises à jour KDIGO et actualités thérapeutiques en 2021
Valentine Gillion, Johann Morelle, Michel Jadoul, Nathalie Demoulin Février 2022

L’année 2021 a vu la publication de la mise à jour des recommandations internationales (KDIGO) de prise en charge des glomérulopathies. Nous en discutons quelques points clefs pour les 3 glomérulopathies les plus fréquentes chez l’adulte. Nous résumons aussi le bénéfice clinique net, rénal et cardiovasculaire, observé chez les diabétiques de type 2 avec maladie rénale chronique randomisés à la finerenone (vs placebo). Cette molécule enrichit l’arsenal thérapeutique destiné à freiner la progression de la maladie rénale chronique chez le diabétique de type 2. Enfin, nous discutons les résultats d’un essai clinique récent qui montre que la chlorthalidone, un thiazidé, reste efficace dans le traitement de l’HTA chez l’insuffisant rénal sévère, contrairement au dogme en vigueur jusqu’à présent.

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Néphrologie

Vaccination contre le SARS-CoV-2 chez le patient greffé rénal
Hélène Georgery (1*), Arnaud Devresse (1*), Jean Cyr Yombi (2), Eric Goffin (1), Nada Kanaan (1) Septembre 2021

Les patients greffés rénaux sont plus à risque que la population générale de développer une forme sévère - fatale - de la COVID-19 contre laquelle l’arsenal thérapeutique actuel reste limité.

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Néphrologie

Révolution thérapeutique en cours dans l’hyperoxalurie...
Arnaud Devresse, Nathalie Godefroid, Nada Kanaan Mars 2021

L’hyperoxalurie primaire de type 1 (HP1) est une maladie autosomique récessive causée par un dysfonctionnement de l’enzyme hépatique alanine-glyoxylate aminotransferase, ce qui génère une production excessive d’oxalate. C’est une maladie dévastatrice, spécialement pour les reins, qui conduit à l’insuffisance rénale terminale (IRT) dans les 20 à 30 premières années de vie chez la majorité des patients. Actuellement, les traitements conservateurs sont limités et souvent inefficaces pour empêcher la survenue d’une IRT. En conséquence, beaucoup de ces patients ont besoin d’une greffe rénale associée à une greffe hépatique, qui est à l’heure actuelle le seul traitement définitif du déficit enzymatique hépatique. Heureusement, une révolution thérapeutique est en marche. En effet, des traitements innovants sont actuellement testés dans des essais cliniques et certaines données préliminaires montrent une impressionnante efficacité pour réduire la production hépatique d’oxalate. Ce travail fait le point sur les connaissances actuelles sur le sujet.

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Néphrologie

Innovations 2020 en Néphrologie
Hélène Georgery, Fabienne Oguz, Nathalie Demoulin, Michel Jadoul, Arnaud Devresse, Johann Morelle Février 2021

L’année 2020 a apporté des données rassurantes concernant la sécurité cardiovasculaire du febuxostat, un inhibiteur de la xanthine oxidase, utilisé dans le traitement de l'hyperuricémie symptomatique. Elle a aussi apporté la démonstration, très probablement définitive, qu’il n’y a pas de bénéfice rénal à traiter l’hyperuricémie asymptomatique.

Les bénéfices cardiovasculaires et rénaux des inhibiteurs SGLT-2 ont été largement confirmés et étendus en 2020. En particulier, l’étude DAPA-CKD a démontré un effet néphroprotecteur marqué chez les patients atteints de néphropathie protéinurique, qu’ils soient diabétiques ou non, déjà traités par IEC ou sartan. Ces résultats changent le paradigme de prise en charge des maladies rénales chroniques protéinuriques, dont les inhibiteurs SGLT-2 deviennent un second pilier.

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COVID-19, rein et maladies rénales
Johann Morelle, Arnaud Devresse, Nathalie Demoulin, Valentine Gillion, Eric Goffin, Nada Kanaan, Laura Labriola, Michel Jadoul Mai 2020

Nous discutons successivement les données récentes qui montrent que le rein est une des cibles du coronavirus (l’atteinte rénale est un critère de gravité), puis les raisons de poursuivre les IEC et/ou les sartans dans les groupes à risque, et le risque de transmission du coronavirus au sein de l’unité d’hémodialyse et par la dialyse péritonéale. Nous revoyons ensuite les données disponibles concernant l’infection COVID-19 chez les patients transplantés rénaux et terminons par une évocation des multiples défis rencontrés pour maintenir des soins de qualité en cette période de pandémie COVID-19.

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Innovations 2019 en Néphrologie
Eric Goffin, Sophie Coche, Laura Labriola, Corine Hubinont, Valentine Gillion, Nathalie Demoulin, Anne-Catherine Pouleur, Michel Jadoul Février 2020

L’année 2019 a enregistré plusieurs avancées importantes dans la prise en charge des maladies rénales. Dans cette édition nous avons choisi d’en évoquer deux. Le premier sujet concerne la possibilité pour une femme de mener à bien une grossesse alors qu’elle est traitée par hémodialyse. Le deuxième sujet concerne les nouveaux chélateurs du potassium et leur apport thérapeutique chez l’insuffisant rénal chronique.

La grossesse est un évènement rare chez les patientes en dialyse chronique, avec un risque accru de morbidité fœtale et maternelle. Une intensification du schéma de dialyse améliore significativement l’épuration des toxines urémiques et optimise le contrôle volémique. Des données récentes et notre expérience montrent qu’une grossesse est envisageable chez une patiente hémodialysée moyennant une intensification du schéma de dialyse, en particulier par hémodialyse à domicile, et un suivi obstétrical intensif ciblé.

L’hyperkaliémie est fréquente chez l’insuffisant rénal chronique, en particulier en cas de blocage de l’axe rénine-angiotensine-aldostérone (RAAS), et peut être mortelle. L’efficacité limitée et la tolérance médiocre des résines échangeuses de potassium imposent souvent l’arrêt des bloqueurs de l’axe RAAS. Fort heureusement, l’arsenal thérapeutique s’enrichit de deux nouveaux chélateurs du potassium. L’un, le patiromère, est remboursé depuis peu dans le traitement de l’hyperkaliémie chronique, l’autre le cyclosilicate sodique de zirconium (SZC), est enregistré dans cette indication même si pas encore remboursé en Belgique. Nous revoyons l’efficacité et la tolérance de ces 2 molécules et discutons leur rôle en vue du maintien du blocage de l’axe SRAA, en particulier chez les patients insuffisants rénaux chroniques protéinuriques et /ou insuffisants cardiaques.

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Néphrologie

Innovations 2018 en Néphrologie
Eric Goffin (1), Arnaud Devresse (1), Jean-François Baurain (2), Isabelle Tromme (3), Michel Mourad (4), Nada Kanaan (1) Février 2019

Cet article fait le point à propos d’innovations en transplantation rénale, en particulier les carcinomes cutanés et l’incompatibilité ABO. Les patients greffés rénaux sont à risque de développer des carcinomes basocellulaires et/ou spinocellulaires en raison de l’immunodépression induite par le traitement anti-rejet. Une approche multidisciplinaire de ces lésions s’avère bénéfique et nécessaire pour optimiser la prise en charge thérapeutique et améliorer le pronostic. La transplantation rénale ABO incompatible par rein de donneur vivant a été introduite en 1982 et reprise avec succès dans notre institution depuis 2018. Elle est possible grâce à une stratégie combinant un protocole de désensibilisation du receveur vis-à-vis de son donneur et un renforcement de l’immunosuppression. La survie des patients et des greffons est équivalente à celle observée en cas de transplantation ABO compatible.

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Néphrologie

Innovations en néphrologie Que retenir de 2017 ?
Johann Morelle, Nathalie Demoulin, Michel Jadoul, Hubert Piessevaux Février 2018

Le traitement des formes sévères (protéinuriques et/ou avec insuffisance rénale) de la néphropathie à IgA, glomérulonéphrite chronique primitive la plus fréquente, a retenu l’attention en 2017. Plusieurs études ont souligné que les risques associés à un traitement immunosuppresseur classique (corticosteroïdes principalement) dépassent largement les bénéfices attendus. Les corticoïdes à libération entérique constituent une autre piste thérapeutique qui fera l’objet d’une étude de phase 3, après des résultats encourageants en phase 2. Notons aussi la publication en 2017 de plusieurs études d’observation (donc sans preuve formelle de la relation de causalité) qui suggèrent que la néphrotoxicité des inhibiteurs de la pompe à protons est plus fréquente qu’on ne le pensait. Nous discutons des implications pour l’utilisation d’une famille médicamenteuse très largement prescrite.

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Néphrologie

Néphrologie - Que retenir de 2016 ?
Michel Jadoul, Selda Aydin, Sylvie Goletti, Johann Morelle, Eric Goffin, Michel Mourad, Nathalie Demoulin, Anh Ho, Nathalie Godefroid, Caroline Clerckx, Laurence Annet, Yves Pirson, Olivier Devuyst Février 2017

Le service de Néphrologie vous présente 3 innovations particulièrement marquantes de 2016. La première concerne la prise en charge de la polykystose rénale autosomique dominante, et notamment le tolvaptan, un médicament enregistré et remboursé, qui ralentit la progression de la maladie. Les 2 autres concernent d’une part les progrès dans le diagnostic des glomérulonéphrites extramembraneuses idiopathiques, en réalité souvent auto-immunes, et d’autre part l’espoir apporté par les programmes d’échanges de reins de donneurs vivants aux patients en attente de transplantation rénale.

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