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Hépato-gastroentérologie

Stéatose métabolique, carcinome hépatocellulaire, prurit cholestatique, encéphalopathie et maladies inflammatoires intestinales : quelles nouveautés en 2020 ?

Nicolas Lanthier, Ivan Borbath, Géraldine Dahlqvist, Bénédicte Delire, Olivier Dewit Publié dans la revue de : Février 2021 Rubrique(s) : Hépato-gastroentérologie

Voici quelques nouveautés importantes dans le domaine de l’hépato-gastroentérologie au cours de l’année 2020… Un consensus d’experts a décidé d’une dénomination plus claire pour la maladie stéatosique « non-alcoolique », désormais appelée « métabolique » et définie par des critères positifs. En cas de stéatohépatite fibrosante, le lanifibranor, un agoniste triple des trois isoformes du récepteur activé par les proliférateurs de peroxysomes (PPARα,δ,γ) a montré une nette supériorité par rapport au placebo pour la guérison de la maladie, la régression de la fibrose et l’amélioration du profil métabolique. Pour les patients souffrant d’un carcinome hépatocellulaire à un stade avancé, l’approche combinée par atezolizumab (anti-PD-L1) et bevacizumab (anti-VEGF) améliore grandement le pronostic, et est incontestablement la réference en première ligne. En cas de prurit cholestatique, les fibrates sont bénéfiques sur les symptômes. La rifaximine, un antibiotique à large spectre, faiblement absorbé, efficace pour la prévention secondaire de l’encéphalopathie hépatique est désormais remboursée en association avec le lactulose. Pour les maladies inflammatoires intestinales, l’ustekinumab (anti-IL12-IL23) est maintenant remboursé dans la rectocolite et l’infliximab (anti-TNF) ainsi que le vedolizumab (anti-intégrine) peuvent être administrés par voie sous-cutanée. Enfin, les patients présentant une maladie inflammatoire intestinale n’ont pas de risque accru d’infection à coronavirus ni de développement de COVID-19 sévère. Malgré leur traitement immunosuppresseur, ces patients peuvent (et doivent même…) bénéficier du vaccin actuellement disponible.

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Physiopathologie de la NASH : de nouveaux facteurs de risque identifiés ?

Nicolas Lanthier Publié dans la revue de : Septembre 2020 Rubrique(s) : Hépato-gastroentérologie

En raison de la prévalence croissante de l’obésité, la maladie hépatique stéatosique d’origine non-alcoolique (NAFLD) est devenue la principale cause de maladie chronique du foie dans le monde. La NAFLD représente un spectre d’atteintes hépatiques de sévérité variable allant de la stéatose isolée à la stéatohépatite non-alcoolique (NASH), une condition avec un risque de fibrose progressive et de développement de cirrhose. L’identification des cas de NAFLD et de NASH est importante afin de prévenir l’aggravation de la maladie et de fournir des outils adéquats pour contrecarrer les facteurs causaux. Les facteurs de risque associés à la NAFLD et à la NASH comprennent les comorbidités cliniques telles que la présence d’un syndrome métabolique plutôt qu’un indice de masse corporelle élevé. D’autres récentes caractéristiques sont identifiées et discutées dans cette article telles que le type d'alimentation, la dysbiose intestinale, la prédisposition génétique, le tissu adipeux brun altéré, les altérations musculaires, la perturbation du rythme circadien ou les produits chimiques environnementaux.

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Innovations 2019 en hépato-gastroentérologie et chirurgie de transplantation hépatique

Géraldine Dahlqvist, Bénédicte Delire, Olivier Dewit, Laurent Coubeau, Yves Horsmans, Nicolas Lanthier, Tom Moreels Publié dans la revue de : Février 2020 Rubrique(s) : Hépato-gastroentérologie

Concernant respectivement 30% et 3% de la population belge, la stéatose hépatique et sa forme sévère, la stéatohépatite non-alcoolique (NASH), constituent un véritable problème de santé publique. Il n’existe à ce jour aucun traitement pharmacologique dans le domaine de la NASH. Néanmoins, l’acide obéticholique a montré des résultats encourageants dans une étude de phase 3 et représente dès lors une éventuelle future option thérapeutique. Dans le domaine des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, le tofacitinib (Xeljanz®) est remboursé depuis septembre 2019 en cas d’échec d’un traitement de première ligne dans la rectocolite ulcéro-hémorragique. Il vient ainsi élargir l’arsenal thérapeutique de cette maladie et offre de nouvelles perspectives aux patients qui en sont atteints. Encore peu connu il y a une dizaine d’années, le virus de l’hépatite E bénéficie d’un regain d’intérêt depuis peu. En Europe et plus particulièrement en Belgique, le génotype 3 est responsable de la majorité des cas. Une infection par le virus de l’hépatite E doit être recherchée devant toute hépatite aiguë. L’atteinte peut être plus sévère dans deux sous-populations : les patients souffrant d’une hépatopathie chronique qui peut décompenser dans ce contexte et les patients immunodéprimés chez qui l’infection peut devenir chronique. L’année 2019 aura également été marquée par de grandes avancées dans le domaine de l’entéroscopie que ce soit grâce aux techniques permettant d’accéder au système biliopancréatique chez les patients présentant une altération de l’anatomie du tube digestif supérieur (bypass gastrique, …) ou grâce à l’usage de l’entéroscopie spiralée motorisée. L’ensemble de ces techniques est utilisé aux Cliniques universitaires Saint-Luc. Enfin, la dernière partie de cette revue sera consacrée à la transplantation hépatique et à l’étude clinique UCL-ALDAPT, dont l’objectif est d’évaluer la validité d’une procédure chirurgicale d’hépatectomie totale en 2 temps associée à une greffe auxiliaire par donation vivante.

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Prise en charge de la cirrhose en Médecine générale

Sophie Paternostre (1), Jean-Cyr Yombi (1), Peter Stärkel (2) Publié dans la revue de : Janvier 2019 Rubrique(s) : Hépato-gastroentérologie

La cirrhose est une pathologie couramment rencontrée en médecine générale. Les étiologies peuvent être variées et sont essentiellement d’origine toxique (alcool…), d’origine métabolique (stéatose non alcoolique : NASH...) ou d’origine infectieuse (Hépatites B et C...). L’évaluation initiale peut être faite à l’aide d’une prise de sang et d’une échographie abdominale. La confirmation du diagnostic fera appel à des mesures non-invasives de la fibrose soit via des marqueurs biologiques (Fibrotest®) soit par élastographie impulsionnelle (Fibroscan®). La réalisation d’une biopsie hépatique n’est que rarement requise. La prise en charge thérapeutique passe par le traitement des étiologies de la cirrhose et la prise en charge de ses complications. L’arrêt complet de l’alcool, la perte de poids et le contrôle des facteurs du syndrome métabolique en sont des exemples. En cas de cirrhose avérée, un suivi par échographie abdominale et un dosage d’alpha-foeto-protéine tous les 6 mois doit être réalisé afin de dépister un éventuel hépatocarcinome. Un contrôle de gastroscopie est également recommandé tout le 2-3 ans pour évaluer la présence de varices œsophagiennes.

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Insuffisance hépatique aigüe sur traitement antidépresseur par phénelzine

Véronique Delugeau, Julian Muguerza, Alain Cohen, Serge Goffinet Publié dans la revue de : Janvier 2017 Rubrique(s) : Hépato-gastroentérologie

La dépression représente un problème de santé publique majeur, et une proportion croissante de la population consomme des antidépresseurs. En fonction de la gravité des troubles, différentes classes médicamenteuses sont proposées. Parmi celles-ci, les inhibiteurs de la monoamine oxidase constituent une indication en cas de résistance aux autres traitements. Nous rapportons un cas d’hépatite médicamenteuse subfulminante survenant deux mois après le début de la prise de phénelzine.

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