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XXVe Journée de Cardiologie

Mon patient sous bithérapie anti-plaquettaire doit bénéficier d’une intervention. Quid ?

Cédric Hermans, Catherine Lambert Publié dans la revue de : Octobre 2017 Rubrique(s) : XXVe Journée de Cardiologie

Un nombre croissant de patients bénéficie d’une bithérapie antiplaquettaire (dual antiplatelet therapy) associant une petite dose d’acide acétylsalicylique et un inhibiteur du récepteur plaquettaire à l’ADP (Clopidogrel, Prasugrel, Ticagrelor), généralement indiquée par la présence d’un stent coronarien et/ou des antécédents de syndrome coronarien aigu. La gestion de cette association d’agents antiplaquettaires à l’occasion de gestes invasifs (opérations, biopsies, ponctions, soins dentaires...) réalisés de façon élective ou en urgence est souvent problématique. Elle doit mettre en balance les risques thrombotiques liés à leur arrêt et les risques hémorragiques liés à leur poursuite. Ce bref article résume les stratégies pratiques de gestion des associations d’antiplaquettaires lors de gestes invasifs.

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Quel traitement pour l’angor stable ?

David Vancraeynest Publié dans la revue de : Octobre 2017 Rubrique(s) : XXVe Journée de Cardiologie

L’angor stable est un syndrome clinique caractérisé par un inconfort dans la poitrine, les mâchoires, les épaules, le dos ou les bras, qui apparait typiquement à l’effort ou au stress. C’est un syndrome fréquent. Sa prise en charge thérapeutique dépend avant tout du pronostic individuel du patient. Le pronostic dépend de facteurs cliniques et de l’imagerie non invasive. La base du traitement repose sur la prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire et sur le traitement pharmacologique. Certains patients bénéficieront également d’une revascularisation percutanée ou chirurgicale.

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Le révisionnisme et le négationnisme du bénéfice vs. risque des statines dans l’athérosclérose

Michel P. Hermans Publié dans la revue de : Octobre 2017 Rubrique(s) : XXVe Journée de Cardiologie

Le courant révisionniste actuel et scientifiquement infondé qui est dirigé contre la classe toute entière des statines pose une série de problèmes de prise en charge cliniques immédiats (dont le renforcement de l’adhérence médicamenteuse), et expose les patients qui seraient amenés à interrompre intempestivement leur traitement à une recrudescence brutale du risque fatal et non fatal de maladie cardiovasculaire incidente.

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Baisse du cholestérol et diminution de la mortalité cardiovasculaire avec des aliments ou des compléments alimentaires. Mythe ou réalité ?

Thierry Muller Publié dans la revue de : Octobre 2017 Rubrique(s) : XXVe Journée de Cardiologie

Un certain nombre d'aliments et de suppléments diététiques peuvent affecter les taux de lipides. Cependant, les données sont limitées quant à leur effet sur la mortalité et la morbidité cardiovasculaires. La levure de riz rouge contient des substances naturelles qui ont une activité inhibitrice de la HMG-CoA réductase. Le manque de standardisation, la grande variabilité entre les différentes marques et le risque d'interaction nous incitent à limiter son utilisation. Bien que les stérols végétaux dans les margarines réduisent le LDL-C, ils n'ont pas été évalués cliniquement. Il existe même des signes d'effets vasculaires nuisibles dans les modèles de souris. Le régime méditerranéen réduit le risque d'événements cardiovasculaires. Il n'y a pas un régime méditerranéen unique, mais plusieurs régimes riches en fruits, légumes, grains entiers, haricots, noix et graines, qui incluent l'huile d'olive comme source importante de graisse

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Une statine au-delà de 80 ans : est-ce raisonnable et utile ?

Publié dans la revue de : Octobre 2017 Rubrique(s) : XXVe Journée de Cardiologie

L’association entre cholestérolémie et accidents cardiovasculaires s’estompe avec l’âge, s’annule vers 75 ans, puis s’inverse au 4ème âge. Au 4ème âge, les essais cliniques randomisés sur les effets des statines sont inexistants, et les patients sont très hétérogènes. Chez un patient de 80 ans et plus, l’évaluation de l’état fonctionnel, de son espérance de vie résiduelle et de ses préférences est essentielle lorsqu’un traitement préventif, une statine par exemple, est envisagé. En l’absence de preuves scientifiques solides, le bon sens suggère de cibler au 4ème âge la prescription d’une statine chez les patients en prévention secondaire dont l’espérance de vie dépasse un an, et de ne pas prescrire de statine chez les patients en prévention primaire (y compris les diabétiques), quelle que soit leur cholestérolémie, qu’il convient de ne pas mesurer.

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La revascularisation de la maladie coronarienne pluritronculaire : rôle du Heart-Team et d’une approche multidisciplinaire

Joëlle Kefer, Stefano Mastrobuoni Publié dans la revue de : Octobre 2017 Rubrique(s) : XXVe Journée de Cardiologie

La chirurgie de revascularisation myocardique a longtemps été considérée comme le traitement de choix pour les patients avec une maladie multitronculaire. L’arrivée des stents coronaires allaient modifier ce paradigme. Les études Syntax et Syntax II ont permis de préciser le risque lié aux lésions coronaires. Elles permettent aussi d’orienter la discussion médico-chirurgicale (Heart- Team) pour proposer la meilleure option de revascularisation au patient.

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Quelle « anticoagulation / antiagrégation » post stent en pratique ?

Sophie Pierard, Christophe Beauloye Publié dans la revue de : Octobre 2017 Rubrique(s) : XXVe Journée de Cardiologie

L’arrivée des nouveaux anticoagulants a ouvert une porte vers une nouvelle indication qui est la prévention secondaire en post-syndrome coronarien aigu. Les premiers résultats mettent en évidence une réduction de récidive d’évènement cardiovasculaire et de mortalité, avec toutefois un risque hémorragique accru. Par ailleurs, avec l’avènement des nouveaux antiagrégants dans le syndrome coronarien aigu, le clinicien est amené à rencontrer des patients associant ces deux thérapeutiques : antiagrégation (simple ou double) et anticoagulation. Les premières études montrent une majoration du risque hémorragique lorsque le traitement conventionnel de la fibrillation auriculaire est donné conjointement au traitement du syndrome coronarien aigu. Dès lors, bon nombre d’études sont en cours afin d’évaluer cette association et les doses les plus adaptées tant du point de vue de l’efficacité que du risque hémorragique.

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Reculer les limites de l’angioplastie au-delà du raisonnable ?

Olivier Gurné Publié dans la revue de : Octobre 2017 Rubrique(s) : XXVe Journée de Cardiologie

L’angioplastie coronaire a franchi différentes frontières. Tout d’abord, les occlusions thrombotiques ont pu être traitées puis les infarctus aigus avec désocclusion en aigu de l’artère en « coupable ». Au fil du temps, les lésions de plus en plus complexes ont pu être abordées avec succès comme les lésions de bifurcation et la sténose du tronc commun. Enfin, l’angioplastie coronaire peut actuellement entreprendre des désocclusions dans les cas d’occlusions chroniques coronaires.

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Traitement de l’infarctus myocardique. Pourquoi l’angioplastie coronaire ?

Christophe Beauloye Publié dans la revue de : Octobre 2017 Rubrique(s) : XXVe Journée de Cardiologie

L’angioplastie occupe une place centrale dans le traitement de l’infarctus du myocarde, diminuant la mortalité. Le traitement de choix du STEMI est l’angioplastie primaire. Etant donné l’occlusion complète de l’artère coronaire, la reperfusion par angioplastie est une urgence et doit être réalisée dans les 60 à 90 minutes après le premier contact médical. Tous les acteurs de la chaine de soins doivent joindre leurs efforts pour réduire les délais de traitement. La stratégie de traitement est différente pour le patient souffrant d’un infarctus NSTEMI. Dans la plupart des cas, la lésion responsable de l’infarctus n’est pas totalement occlusive. Le délai de prise en charge est moins un enjeu majeur. La stratégie de revascularisation, y compris par angioplastie, doit être discutée en Heart Team après une évaluation précise du risque du patient et plus particulièrement de ses comorbidités.

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Histoire de l’angioplastie coronaire : 40 ans déjà!

Jean Renkin Publié dans la revue de : Octobre 2017 Rubrique(s) : XXVe Journée de Cardiologie

Depuis son introduction en 1977 par Andreas Grüntzig à Zurich, l’angioplastie coronaire a pris une place prépondérante dans les techniques de revascularisation myocardique grâce à des développements techniques et pharmacologiques constants. Une dizaine d’années après les premiers cathéters à ballonnet, l’introduction des endoprothèses (stents) a permis d’une part de réduire les complications aiguës et les récidives tardives mais aussi d’appliquer avec succès cette technique aux syndromes coronariens aigus. Une décennie plus tard le développement des stents à élution de drogue a permis de positionner l’angioplastie comme alternative crédible par rapport au pontage coronarien et devenir le traitement de référence en matière de maladie coronarienne. Cet article va parcourir l’histoire de ces quatre décennies, en préciser les étapes marquantes, les réussites mais aussi les doutes et les difficultés inhérentes aux avancées médicales successives.

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