Innovations 2020 dans le domaine de l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

Précédent
Raphaël Lattenist, MD, Xavier Poiré, MD, PhD Publié dans la revue de : Février 2021 Rubrique(s) : Hématologie

Résumé de l'article :

Le congrès annuel 2020 de l’American Society of Hematology (ASH) a apporté de multiples contributions au domaine de l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH). Le cyclophosphamide post-greffe (PTCy) était sur le devant de la scène. Cette modalité de prophylaxie de la maladie du greffon contre l’hôte (GVH) initialement développée dans le contexte de l’allogreffe haplo-identique a montré tellement de bénéfices que son utilisation tend à s’étendre à d’autres types de donneurs. Le PTCy semble en particulier investi de la mission d’améliorer les résultats de la greffe de CSH au départ de donneurs présentant un certain degré d’incompatibilité HLA dits non-matchés (MMUD). Ceci est d’un intérêt tout particulier pour les patients appartenant à des ethnies sous-représentées dans les registres et ne disposant pas de donneur HLA-identique. La prise en charge de la GVH chronique a également eu son lot d’innovation avec la présentation des résultats de l’étude REACH3 comparant le Ruxolitinib aux autres thérapies disponibles. Enfin, l’utilisation du conditionnement d’intensité réduite (RIC) dans les néoplasies myéloïdes a également bénéficié d’un coup de projecteur avec un soutien à son utilisation dans les syndromes myélodysplasiques (SMD) y compris chez le patient âgé. Enfin, nous soulignerons une tentative d’améliorer l’efficacité du RIC dans les néoplasies myéloïdes de haut risque par l’ajout de Vénétoclax dans une étude de phase 1.

Mots-clés

Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques, conditionnement réduit, cyclophosphamide post-greffe, haplo-identique, LLA, LMA, maladie du greffon contre l’hôte, ruxolitinib, syndromes myélodysplasiques, vénétoclax.

Déja membre ?

Demander un nouveau mot de passe

Pas encore membre ?

Cliquez ici pour débuter la procédure