Cortège de symptômes aspécifiques chez un patient traité par pembrolizumab

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Victoria Van Hove, Sebahat Ocak, Etienne Delgrange Publié dans la revue de : Mai 2021 Rubrique(s) : Médecine Interne

Résumé de l'article :

Les immunothérapies de types inhibiteurs des points de contrôle immunitaires, tels que les inhibiteurs du récepteur Programmed Cell Death 1 (PD-1) ou du ligand de PD-1 (PD-L1), sont des nouvelles armes thérapeutiques contre le cancer, de plus en plus utilisées de nos jours.

Le cas présente un homme de 72 ans, traité par pembrolizumab (Keytruda®), un inhibiteur de PD-1, en première ligne de traitement systémique d’un adénocarcinome pulmonaire de stade IVA. Trois semaines avant sa huitième cure, il développe un tableau d’altération de l’état général avec de l’inappétence, des nausées, de l’asthénie et un léger amaigrissement. L’interrogatoire systématique révèle des céphalées occasionnelles. Devant ce tableau, une insuffisance corticotrope a été décelée et un traitement de substitution par hydrocortisone a immédiatement été instauré.

L’intérêt de ce cas réside dans l’importance de porter attention aux symptômes aspécifiques chez des patients cancéreux sous immunothérapie, l’urgence du diagnostic et la prise en charge thérapeutique préconisée.

Le but de cet article est d’éveiller notre attention quant à cet effet secondaire rare mais potentiellement mortel de ces nouvelles thérapies auxquelles nous serons de plus en plus confrontés dans notre pratique et de revoir les quelques cas déjà publiés en détail dans la littérature ainsi qu’un autre cas personnel.

Que savons-nous à ce propos ?

Les immunothérapies font l’objet d’un usage croissant dans le domaine de l’oncologie. Parmi les toxicités, celles touchant le système endocrinien peuvent être difficiles à reconnaître et potentiellement mortelles en l’absence de diagnostic. La physiopathologie reste encore mal comprise.

Que nous apporte cet article ?

Cet article nous renseigne sur les différents modes de présentation des endocrinopathies liées à l’immunothérapie, ainsi que sur leur incidence, leur évolution et principalement sur les symptômes devant attirer notre attention chez les patients traités par immunothérapie. Il cible les différences notables entre les différents agents d’immunothérapie. Il donne une ligne de conduite à suivre lorsque l’on se retrouve face à une hypophysite potentielle et discute d’un éventuel dépistage systématique.

Mots-clés 

 

Insuffisance corticotrope, hypophysite, immunothérapie, pembrolizumab.

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